Main La Pensée dans les mondes subtils : Les liens invisibles...

La Pensée dans les mondes subtils : Les liens invisibles...

,
Toute notre vie est constituée d’échanges, de relations qui agissent à l’intérieur de nous comme une source d’inspiration. Mais que sont ces liens, comment agissent-ils, sont-ils positifs ou négatifs dans notre vie ? Tout cela dépend de la qualité de tes pensées. Tu attires à toi ce que tu es et peux comprendre.C’est pour cela qu’il est important de savoir qui nous inspire, qui nous fait agir, quels sont les liens réels que nous avons avec tous ces mondes qui nous influencent dans nos choix et décisions.La pensée est un véhicule qui nous relie à des endroits, des mondes, comme des antennes qui captent la subtilité qui se trouve dans notre environnement.Heureusement, il y a des moyens pour domestiquer notre pensée de façon à ce qu’elle s’associe avec ce qui correspond à notre désir intérieur et non aux influences inconscientes de la vie.Entretiens un lien pur avec la vie supérieure ; ainsi, tu pourras créer ton avenir, celui que tu souhaites et non celui qui s’impose à toi.
Year:
2012
Language:
french
File:
EPUB, 3.99 MB
Download (epub, 3.99 MB)
 
You can write a book review and share your experiences. Other readers will always be interested in your opinion of the books you've read. Whether you've loved the book or not, if you give your honest and detailed thoughts then people will find new books that are right for them.
	 		 			La Pensée dans les mondes subtils

			Les liens invisibles du quotidien

			ISBN : 978-2-924056-57-8

			© Copyright Olivier Manitara 2012.

			Tous droits réservés pour le monde

			(textes, dessins, schémas, logos, mise en page, concept).

			Dépôt légal

			Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2e trimestre 2012.

			Bibliothèque et Archives Canada, 2e trimestre 2012.

			Éditions Essénia

			9269, rue Lajeunesse

			Montréal (Québec), H2M 1S3 Canada

			www.Nation-Essenienne.org

			www.Ordre-des-Esseniens.org

			www.OlivierManitara.org

			www.Mandalas-des-Anges.com

			www.Evangile-Essenien.com

			www.Boutique-Essenienne.ca

			www.Boutique-Essenienne.com





		 			Note de l’éditeur



			Entre février 2005 et mars 2011, Olivier Manitara réalisa plusieurs conférences sur les pensées et les relations, plus précisément sur les cheveux, les fils de lumière, les liens invisibles qui unissent l’homme à son environnement. C’est à partir de ces enseignements, inspirés par l’Archange* Gabriel[1]*, que fut réalisé ce livre.

			Olivier Manitara est un pédagogue qui ne parle pas qu’avec sa voix mais aussi avec son âme, et il n’est pas facile de faire passer par l’écrit ce qui est une évidence en sa présence ou ce qui demande une attention au subtil. L’Ordre des Hiérogrammates* a accompli ce travail avec amour et dans l’esprit de service impersonnel. Le savoir n’a pas de prix et c’est pour les chercheurs, pour les amoureux de la connaissance que cette sagesse vivante a été mise par écrit et transmise.

			Les textes de ce livre ont été établis à partir d’enseignements oraux de l’auteur et n’ont pas été revus par celui-ci. Il est donc possible que des interprétations qui ne seraient pas conformes avec la vision de l’Enseignement* s’y soient glissées. C’est pourquoi nous demandons à chaque lecteur de prendre du recul et de toujours chercher à développer une vision d’ensemble afin d’entrer dans un véritable apprentissage de la Sagesse essénienne. Celles et ceux qui veulent avoir accès à la sourc; e orale, sous forme audio ou vidéo, trouveront les références des conférences disponibles à la fin de l’ouvrage.

			On peut avoir accès à des cérémonies*, des initiations, un savoir plus pratique et approfondi concernant cet enseignement dans les Loges Esséniennes*.


[1] * - Tous les termes suivis d’un astérisque sont expliqués dans le glossaire à la fin du livre. Le glossaire essénien complet est disponible sur le site de l’Ordre des Esséniens (www.Ordre-des-Esseniens.org), sous l’onglet « Glossaire ».





Introduction




			Il existe autour de l’homme des fils de lumière, qui l’unissent à l’univers, telle une gigantesque toile cosmique, et que les anciennes traditions ont associés aux cheveux. Déjà à l’époque de la Palestine, les Esséniens* savaient que les cheveux pouvaient capter des énergies magiques et émettre des influences. Nous connaissons tous l’histoire du puissant Samson, le Naziréen, que personne ne pouvait vaincre et qui perdit toute sa force lorsque Dalila lui coupa la chevelure[1].

			Chez les Chaldéens, seuls les prêtres et les mages avaient le droit de porter la barbe car non seulement cela donnait une puissance créatrice et réalisatrice à leurs paroles, mais cela unissait aussi leurs pensées (les poils), à leur volonté (le menton). Pour les premiers Chrétiens comme pour les Hébreux et les Musulmans, les cheveux des femmes étaient porteurs d’une attraction magnétique qui attirait les Anges.

			Les pouvoirs des cheveux sont connus depuis la nuit des temps, mais de nos jours qui peut réellement parler de ce qui se cache derrière nos cheveux, dans l’invisible ?...

			Dans les mondes subtils, il émane de toi des fils éthériques, qui sont à l’origine de ce savoir ancestral au sujet des cheveux. Chaque pensée que tu émets est comme un cheveu invisible, un lien que tu tisses avec les mondes qui t’entourent. La question est : À quels mondes ta pensée t’unit-elle ? L’homme est un instrument, d’un monde sombre ou d’un monde lumineux. Par ces liens invisibles qu’il crée, il peut être la marionnette de forces invisibles, ou alors un créateur, un être conscient qui devient l’outil d’un monde divin.

			La finalité de ta vie sur terre est de créer ton futur corps* par l’entremise de ces fils qui non seulement te relient à ton environnement mais nourrissent aussi ta vie intérieure. Soit tu te crées inconsciemment un corps d’esclave, soit tu te construis consciemment un corps de Lumière*. Pour tisser ce corps d’immortalité, tu dois conduire toutes tes relations, tous tes échanges dans la pureté.

			L’homme doit apprendre à communiquer avec toute la Création, car il est l’intermédiaire entre les mondes. Cet apprentissage se fait par la maîtrise de l’eau magique qui t’entoure, là où vivent tes pensées. Ce monde de l’eau* doit être maîtrisé pour que tes cheveux de lumière puissent le traverser et monter jusqu’au monde de l’air, puis atteindre celui du feu, faisant de toi une baguette entre les mains des mondes supérieurs.

			Si tu parviens à éveiller et à maîtriser ta pensée jusqu’à ce qu’elle traverse les sphères d’illusion, tu entres dans les mondes d’éternité. Tu disposes alors d’un lien pur avec une vie supérieure, que tu dois ramener jusque dans ton corps physique, jusque dans tes actes pour te créer un corps d’immortalité.

			Telle est la science des cheveux de lumière, que tu découvriras dans le détail à travers ce livre, au fil des enseignements d’un Maître essénien et de la Tradition essénienne en général.

			Annie Stabilité,

			hiérogrammate essénienne


[1] - « [Samson] ouvrit tout son cœur [à Dalila] et lui dit : Le rasoir n’a point passé sur ma tête, parce que je suis naziréen pour Dieu dès le ventre de ma mère. Si j’étais rasé, ma force se retirerait de moi, je deviendrais faible et je serais comme n’importe quel homme. […] Elle l’endormit sur ses genoux, elle appela un homme et rasa les sept tresses de la tête [de Samson] et commença ainsi à le dompter. Sa force se retira de lui. » (Juges 16:17, 19) À l’époque de Jésus, on appelait les Esséniens les Naziréens.





Perçois les liens invisibles




			C’est en février 2005 qu’Olivier Manitara réalisa sa première conférence au sujet de ces fils invisibles qui sortent du corps éthérique de l’homme et l’unissent à plusieurs mondes. Il aborda ce sujet passionnant en racontant une expérience personnelle qui lui avait permis de mieux comprendre l’un des grands secrets de la vie.

			« Je viens de vivre une expérience très étonnante concernant des choses que je connaissais déjà mais dont je prends conscience de plus en plus. Nous, les hommes, nous ne sommes pas statiques, immobiles, nous sommes réellement des êtres de mouvement. Sans cesse nous devons apprendre, remettre l’ouvrage sur le métier à tisser.

			Tout comme nous devons tous les jours respirer, manger, nous devons également méditer, approfondir, entrer dans le savoir vivant, le savoir qui nourrit le Divin en nous. Nous devons quotidiennement vivre avec le mystère, avec tout ce qui nous parle de beauté, de grandeur et d’intelligence.

			Dans mes centres subtils, je viens de voir de nouveau ce secret que j’avais vu plusieurs fois et qui à mon avis est fondamental pour comprendre la vie de l’homme sur la terre.

			Je suis sorti de mon corps et j’ai regardé mon être de plus haut. J’ai vu ce corps physique assis en méditation et j’ai aperçu de nombreux fils qui en sortaient et qui se tournaient vers le monde extérieur. C’est le secret d’une plante que tu sors de la terre : tu remarques des racines, plein de petits fils par lesquels elle se nourrit de tout ce qui l’entoure. En réalité, l’être se nourrit de la même façon, avec des racines, des fils de communication à l’intérieur desquels passe de l’énergie.

			Les hommes n’ont rien inventé avec leurs réseaux de communication, leurs téléphones, leurs satellites. Ces choses ne sont qu’une matérialisation de mondes beaucoup plus subtils qu’ils ne perçoivent plus parce qu’ils ont pénétré trop profondément dans la densité du corps : ils ne voient plus ce qui vit à l’intérieur d’eux comme subtilité, comme finesse.

			Et voilà que ces fils qui sortaient de mon corps et se tournaient vers le monde extérieur étaient aussi tournés vers le pur en moi, vers le subtil, vers tout ce que je pouvais capter d’invisible, de divin. J’ai vu qu’à l’intérieur de moi se trouvait cet arbre qui voulait grandir et se tourner vers un autre monde.

			Ce sont les racines tournées vers l’extérieur qui nourrissent le centre, la semence, la graine en nous. De là l’importance d’avoir une nourriture vraie et pure, qui nous permet de développer une vie intérieure riche. Alors, l’intérieur devient aussi réel que l’extérieur. Les graines nous ont été données pour fortifier notre vie intérieure afin qu’apparaisse en nous ce même mystère que dans la graine, et que nous aussi, nous devenions nourriture pour quelque chose de plus haut, de plus grand.

			Jésus* a dit : « Le Royaume des Cieux est semblable à un grain de sénevé qu’un homme a pris et semé dans son champ. » (Matthieu 13:31) Le grain de sénevé est une toute petite semence, mais quand tu la mets en terre, elle donne presque un arbre, et les oiseaux du ciel - les Anges*, les belles vertus - peuvent venir y faire leur nid.

			Si cette graine qui est à l’intérieur de l’homme fleurit, celui-ci entre en contact avec un monde aérien sans limitations. Et il peut devenir un arbre, c’est-à-dire un être qui unit ces deux mondes, qui fait qu’une rencontre a lieu et que tout change dans la vie.

			Cet arbre à l’intérieur de moi, je l’ai vu dans un monde que l’homme ne peut pas percevoir avec ses sens physiques, un monde vaste comme l’univers, dans lequel il peut commencer à percevoir des réalités qui sont inconnues pour celui qui n’a pas ces semences, ces racines. Ces réalités sont la réponse à tout ce que l’on voit dans la vie sur terre. Et si tu n’as pas cette autre facette, cet envers, tout perd son sens.





Les fils de lumière, racines de l’être


			Ces fils, ces liens de communication, on peut les concevoir de bien des façons. Un jour, j’ai remarqué une jeune femme arrêtée devant une boutique de chaussures. Une fois chez moi, j’ai médité et j’ai essayé d’entrer à l’intérieur d’elle pour voir quel était son état d’âme. J’ai vu alors tout le processus : elle avait vu une paire de chaussures qui lui plaisait mais le prix dépassait ses moyens. Elle hésitait, se demandant si elle n’allait pas quand même les essayer. Bien que fortement intéressée, elle n’était finalement pas entrée dans le magasin, se disant qu’elle y repenserait.

			En l’observant, j’ai vu un fil qui sortait d’elle et allait jusqu’à ces chaussures. Cette femme était partie sans donner suite à son désir, mais le lien invisible avait été créé : la paire de chaussures vivait en elle. Quand elle repassera dans la rue, le fil se réactivera et elle repensera à ces chaussures qu’elle a vues dans la vitrine. Soit elle se dira que c’est définitivement trop cher et le fil sera coupé, soit elle décidera d’entrer et le fil grossira de plus en plus. Ce sont des racines dans le sens inverse : c’est un monde extérieur qui vient vers l’intérieur de l’homme et qui puise en lui.

			Tout dépend de nous : celui qui porte le Divin sur la terre par sa vie intérieure peut connaître la vie belle. Pourquoi avons-nous tout compliqué et créé ces systèmes qui sont comme une pieuvre, avec des fils qui volent la force et l’intelligence de l’homme pour vivre à ses dépens dans un monde artificiel où tout est devenu froid, crispé, durci, un monde qui n’est pas dans la Lumière ni dans la victoire de la vie intérieure de l’homme, mais qui au contraire amène l’appauvrissement de tous ?

			La vie pourrait être tellement simple, comme en témoigne le radis. Saint Jean* considérait le radis comme une perfection car il peut prendre les couleurs du monde extérieur : le rouge, le rose, le violet, alors qu’à l’intérieur, il demeure blanc, pur ; et au-dessus, il a de larges feuilles, comme une couronne de lumière tournée vers son Père* afin de le capter comme il capte sa Mère* avec ses racines.

			Il faut savoir que les fruits, les légumes, les céréales ont été donnés à l’homme comme nourriture mais aussi pour lui montrer des secrets, pas simplement les secrets de la santé ou de la bonne nutrition, mais ceux de la vie éternelle. Non seulement l’homme est nourri par les végétaux, mais il nourrit à l’intérieur de lui la pousse qui donnera un arbre dans le royaume de Dieu. Les végétaux lui montrent le chemin d’un monde supérieur.

			Dans la Genèse, il est écrit : « Dieu dit : “Je vous donne toutes les herbes portant semence, qui sont sur toute la surface de la terre, et tous les arbres qui ont des fruits portant semence : ce sera votre nourriture.” » (Genèse 1:29) Et au sujet du pain, le Maître* Jésus a dit : « Je suis le pain de vie. Vos pères, dans le désert, ont mangé la manne et sont morts ; ce pain est celui qui descend du ciel pour qu’on le mange et ne meure pas. Je suis le pain vivant, descendu du ciel. Qui mangera ce pain vivra à jamais. Et même, le pain que je donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde[1]. » (Jean 6:48-51) Il y a dans ces paroles de grands secrets de la germination et de la floraison, les secrets de la deuxième naissance et de l’éveil dans l’autre monde.

			Si nous réfléchissons sur la croissance des plantes, nous pouvons réellement comprendre beaucoup de choses sur cette double communication, cette double relation : l’homme nourrit son noyau, son centre, la semence à l’intérieur de sa terre pour entrer dans l’inconnu, dans un autre monde, ou alors, l’homme nourrit un monde faux à l’extérieur de lui.

			Les relations entre les humains s’appauvrissent : les relations entre l’homme et la femme, entre le parent et l’enfant, entre l’adulte et le vieillard, et la violence s’installe parce qu’il n’y a plus rien à l’intérieur. On est comme aspirés vers l’extérieur et on ne comprend plus rien aux relations humaines.




[1] - Pour connaître la dimension cachée dans cette parole du Christ, écouter la conférence Le plaisir véritable qui allume toutes les lumières à l’intérieur de l’homme (réf. 20060409), disponible à la Boutique Essénienne sur www.Boutique-Essenienne.ca (Québec).





La révolution du Maître Deunov


			J’ai connu dans une autre vie un Maître que j’aimais beaucoup. J’ai eu l’occasion de voir son incarnation au début du 20e siècle : il est mort très jeune car il se droguait. C’était pourtant un grand Maître, la réincarnation d’un hiérophante, mais il avait tellement de mal à vivre sur la terre qu’il consommait de la drogue.

			Cet homme avait un grand savoir qu’il ramenait du passé. Parce qu’il était un Fils de Dieu*, il pouvait sortir de son corps la nuit et se rendre dans des sphères divines. Quand il revenait dans le monde physique, il avait acquis un savoir et il enseignait ; il a créé toute une école.

			J’ai regardé son corps éthérique, son corps de vie, et j’ai vu que les fils qui en sortaient le reliaient au monde de la mort*. Il y avait en lui une grande dualité et il devait affronter des forces puissantes, auxquelles il essayait de résister en se droguant.

			Comme j’étais vraiment surpris de voir tous ces fils, j’ai médité sur un autre Maître, Peter Deunov*, et j’ai observé son corps éthérique : il était entièrement tourné vers le royaume de la vie, avec des fils qui captaient toutes les forces subtiles pour nourrir Dieu en lui, comme une offrande guidée par l’amour, la conscience, la beauté, la vie supérieure.

			J’ai pris conscience que Peter Deunov, avec tous ses fils de lumière, constituait une révolution sur la terre. Des grands Maîtres se sont incarnés de façon ininterrompue dans la Tradition essénienne*, mais tous ces êtres avaient des fils qui les reliaient au royaume de la mort tout en étant en communication avec le monde divin* par leur âme, qui sortait de leur corps la nuit, ramenant un savoir intuitif qui leur parlait de l’intérieur. Ils vivaient une opposition dans leur corps, qui appartenait au monde de la mort.

			J’ai compris que notre Tradition est en train de ressusciter parce que ce grand Maître qu’est Peter Deunov a fait quelque chose d’exceptionnel : il est entré dans son corps éthérique - et par le fait même dans celui de tous les hommes - et, par une concentration parfaite, un don, une bénédiction, il a réussi à transformer ces fils et à inverser le processus. La mort est devenue la vie, la transformation sur la terre.

			À l’image du Maître Deunov, tu dois cultiver ces fils éthériques, en augmentant ceux qui nourrissent l’intérieur et en coupant ceux qui volent ta lumière et la conduisent vers l’extérieur.

			Au sujet de ces fils magiques, l’Archange Ouriel* nous transmet sa sagesse : « La vie est faite de fils, de liens, elle est un tissage permanent qui fait apparaître les mondes, les évènements, les situations pour mettre tous les êtres en relation et permettre un dénouement. Mais vous, les hommes, vous devenez bien souvent le grand dictateur, celui qui prend le contrôle de tout, qui veut tout commander, régenter de façon à être le détenteur de toute forme d’existence et le décideur de toutes les destinées. Vous prenez tout des autres et vous donnez le néant en échange.

			Éveillez-vous, redevenez des individualités vivantes qui savent qui elles sont et ce qu’elles ont à faire et qui œuvrent en conscience pour une communauté de lumière et d’amour en elles et autour d’elles.

			Faites apparaître le chemin de la beauté, de la grandeur qui permet d’entrer dans l’universel.

			Vous devez apprendre à construire en étant en harmonie avec votre environnement physique et aussi avec votre environnement subtil et magique.

			Vous devez savoir qui vous êtes dans tous les mondes et savoir ce que vous avez à faire. Ainsi, vous prendrez votre place sans vous imposer ni accaparer. Vous vous approcherez des fleurs, de l’eau, d’une pensée ou de n’importe quelle forme d’existence pour lui apporter quelque chose, pour l’honorer à travers un échange juste. Vous ne devez pas sans cesse prendre car cela alourdit votre vie et finit par vous étouffer.

			Vous devez apprendre à être et à donner pour entrer dans l’échange vivant, magique entre ce que vous êtes et ce que vous devenez en permanence par tout ce que vous faites et mettez au monde.

			Retrouvez cette beauté des fils magiques qui vous unissent à l’univers, à ce qui est autour de vous et à ce qui est en vous. Conduisez tout cela vers le grand, le vrai, le noble.

			L’art du tissage qui fait apparaître les mondes doit être retrouvé à travers les relations pures, magiques et la créativité sacrée qui font que toutes les énergies circulent, grandissent, entrent dans la profusion, dans l’immensité de la beauté sans frontières. Rien n’est petit, rien n’est enfermé, accaparé, capturé, mais tout respire, vibre, entre dans l’expression, dans l’océan d’intelligence sans limites. Aucun être n’est perdu[2]. »




[2] - Extrait du Psaume 131 de l’Archange Ouriel, Évangile Essénien, tome 24, L’androgynie, paru aux Éditions Essénia





La symbolique des cheveux chez les Esséniens


			Les Esséniens sont surtout connus pour leur existence à l’époque du Maître Jésus, mais il est fait mention d’eux dans des textes beaucoup plus anciens, comme le Livre d’Énoch. Les Esséniens gardaient une longue chevelure dont ils prenaient soin, car ils connaissent ces secrets des fils de lumière, qu’ils ont associés aux cheveux. La tête de l’homme est le soleil et ses cheveux sont comme des rayons.

			Porter les cheveux longs est pour les Esséniens une marque de gratitude envers le monde divin, envers le Père et la Mère qui accordent leur bénédiction à tous leurs enfants. C’est cette gratitude qu’a exprimée Marie-Madeleine* en mettant de l’huile sur les pieds de Jésus et en les essuyant avec ses cheveux[3]. En accomplissant ce geste, elle indiquait qu’elle avait travaillé des forces à l’intérieur d’elle et qu’elle les offrait au Maître Jésus pour que lui soit dans la victoire, que la flamme divine en lui grandisse et emplisse le monde.

			Les cheveux longs sont aussi une marque d’aptitude à reconnaître. C’est avoir le discernement, c’est savoir faire la différence entre ce qui est bon et ce qui est mauvais, ce qui est faux et ce qui est vrai dans la vie. Or, le discernement ne se fait pas sans tradition : porter les cheveux longs, c’est porter en soi ses ancêtres. Les Esséniens pensaient ainsi : « Je ne suis pas venu seul au monde, des êtres ont vécu avant moi et ont permis ma venue, et je ne suis pas seul à vivre sur la terre ; je dois respecter tout ce qui vit. Je dois avoir le respect de la belle pensée, celle qui donne la vie. »

			L’Essénien entretient en lui des pensées qui l’unissent au soleil. Porter une longue chevelure est une façon de l’honorer, lui qui nous caresse de ses longs cheveux vivifiants, nous entoure et nous réchauffe.

			Pour les Esséniens, les cheveux et les pieds représentent les deux pôles dans l’homme : le Père et la Mère. À ce sujet, l’Archange Michaël* nous a transmis cette parole :

			« Que les Esséniens se tiennent droits sur la terre, un avec le rayon de la justice du Père qui équilibre et guérit les mondes.

			Un Essénien a les pieds posés sur la terre dans la bonté. Ses cheveux et sa tête baignent dans la Lumière du Plus-Haut.

			Un Essénien reçoit le souffle de ce qui est pur dans sa pensée et donne par ses pieds toutes les vertus.

			Un Essénien cultive la justesse en toute chose et s’efforce de devenir juste. Sa main droite et sa main gauche équilibrent les mondes en lui et autour de lui. À travers tous les échanges et les situations, il se recentre dans le rayon de la justice du Père et l’éveil de l’individualité* vraie[4]. »

			Les cheveux sont le contact de l’homme avec la Lumière, le lien vivant avec un monde supérieur. Ils sont aussi la mémoire de la Tradition originelle. Quand il se faisait couper les cheveux, l’Essénien était dans la crainte, car il avait peur de perdre son lien avec Dieu, avec la Tradition. Mais en même temps, c’était pour lui un geste d’honneur et un sacrifice d’offrir au Père et à la Mère les pensées qu’il avait travaillées. La coupe des cheveux se faisait devant la communauté, alors que tous étaient réunis en cercle autour du feu, comme le leur avait enseigné Énoch*, leur Père fondateur, celui qui a apporté le cercle à l’humanité.

			Les Esséniens possédaient ce savoir très simple d’une vie quotidienne belle et riche à l’intérieur, faite de respect mutuel et de relations vraies. Même leurs prières étaient significatives : ils demandaient de ne jamais perdre la mémoire, de ne jamais oublier que leur corps était le temple de Dieu et de demeurer fidèles à la Tradition. Ils savaient que cette Tradition s’exprimait à travers leurs cheveux et que toutes les relations de la communauté - tous les fils - devaient être pures.

			Dans l’Apocalypse, saint Jean parle d’un homme aux cheveux blancs qui unit toutes les sphères en haut et en bas avec les sept étoiles qu’il tient dans la main et les sept bougies dont il est entouré[5]. Il s’agit du grand Melchitsédek*, et ses cheveux représentent la pensée vivante ; ils sont tous les fils qui unissent les Enfants de la Lumière* au royaume de la Vie.

			Les Esséniens considéraient qu’une belle pensée qui venait vers eux était un cheveu de Melchitsédek, alors qu’une pensée sombre était un fil qui les reliait à la mort. S’ils pactisaient avec cette pensée, ils devaient couper tous leurs cheveux parce qu’était entrée en eux cette chose malsaine qui portait une mémoire de mort et non de vie. Un Essénien se rasait ainsi la tête lorsqu’il avait commis une faute lourde et qu’il désirait la réparer en offrant un sacrifice à Dieu ; c’était un rituel de purification.

			Les Esséniens contemporains sont les héritiers de ces enseignements. Ils se réunissent encore en communauté pour nourrir la Lumière à l’intérieur d’eux et nourrir le Divin, pour parler, chanter, méditer afin que la Tradition éternelle vive dans l’humanité. »




[3] « Il s’agit de cette même Marie qui avait oint le Seigneur d’une huile parfumée et lui avait essuyé les pieds avec ses cheveux. » (Jean 11:2)




[4]- Extrait du Psaume 57 de l’Archange Michaël, à paraître dans le tome 9 de l’Évangile Essénien aux Éditions Essénia




[5] - « Je me retournai pour regarder la voix qui me parlait ; et m’étant retourné, je vis sept candélabres d’or, et, au milieu des candélabres, comme un Fils d’homme revêtu d’une longue robe serrée à la taille par une ceinture en or. Sa tête, avec ses cheveux blancs, est comme de la laine blanche, comme de la neige, ses yeux comme une flamme ardente, ses pieds pareils à de l’airain précieux que l’on aurait purifié au creuset, sa voix comme la voix des grandes eaux. Dans sa main droite il a sept étoiles, et de sa bouche sort une épée acérée, à double tranchant ; et son visage, c’est comme le soleil qui brille dans tout son éclat. » (Apocalypse 1:12-16)





Le scalpe des Amérindiens


			Les Blancs qui sont arrivés en Amérique ont été étonnés devant la coutume des Amérindiens de scalper l’ennemi qu’ils venaient de tuer. Ils les ont considérés comme des barbares parce qu’ils ne comprenaient pas le sens de cette coutume. Ils y ont vu un geste visant à dégrader et à humilier l’adversaire. Ils étaient dans l’erreur. Les Amérindiens enlevaient les cheveux pour que l’âme qui venait de passer dans l’autre monde n’ait plus la mémoire, qu’elle soit libre et qu’elle ne meure pas dans la colère, dans la rage, pour qu’elle ne cherche pas à se venger.

			Souvent, quand ils tuaient un ennemi, les Amérindiens allaient payer un tribut à la famille pour apaiser les forces invisibles. Ils évitaient ainsi que la guerre perdure de génération en génération comme chez certains peuples où des familles continuent de s’affronter sans même se rappeler des motifs de querelles qui avaient jadis opposé leurs ancêtres. En cela, les Amérindiens possédaient une grande sagesse.





Capte la subtilité de l’âme




			En 2005, Olivier Manitara présenta les coutumes de vie des Esséniens de jadis, à l’époque de saint Jean et de Jésus, démontrant leur connaissance du lien pur qui unit l’homme avec la vie supérieure à travers les cheveux[1].

			« À la différence de Jésus, Marie et Joseph, qui étaient Esséniens de naissance, le Maître saint Jean n’est pas né chez les Esséniens. Ses parents ont rejoint la fraternité alors qu’il avait deux ans. Sa famille connaissait les Esséniens, mais n’avait pas encore pris l’engagement de vivre dans cette communauté et conformément à ses préceptes.

			Plus tard, après la naissance de son fils Jean, sa mère a été touchée par la vie, la culture, l’idéal, le côté fraternel, familial qui vivaient dans les communautés esséniennes. C’est pour cela qu’elle s’y est engagée en prononçant les vœux sacrés.

			Alors qu’il était jeune, et durant toute son enfance, saint Jean était fasciné par les cheveux des Esséniens. C’était une coutume sacrée que de garder les cheveux longs car ils pensaient que les pensées pures qui les unissaient au monde divin, ainsi que la mémoire de leur tradition, vivaient dans les cheveux. »




[1] -Ce texte est extrait du livre Saint Jean l’Essénien, La vie secrète du disciple bien-aimé, paru aux Éditions Ultima et Cœur de Phénix.





Saint Jean, le porteur de ciseaux


			Lorsque les Esséniens se coupaient les cheveux, c’était considéré comme un acte sacré. À ce moment, le Maître saint Jean était toujours présent. C’est pourquoi la communauté l’avait appelé « le porte-ciseaux » - ce n’était pas vraiment des ciseaux, mais une sorte d’ustensile coupant.

			Il aimait particulièrement se placer devant celui qui se faisait couper les cheveux pour mieux contempler son visage. Il était attentif, éveillé et cherchait à capter la moindre expression du visage, car il voyait à travers elle l’âme, le soleil intérieur de celui dont les cheveux étaient coupés.

			Il faut comprendre que c’était vraiment un moment particulier car si les pieds étaient pour un Essénien ce qui lui permettait de se relier avec la Mère, les cheveux étaient la matérialisation de son union avec le Père et de son lien vivant avec lui. C’était le trésor des âges qui se transmettait à travers les générations et constituait la tradition vivante, la présence magique des ancêtres et des grands Maîtres.

			C’est par ses pensées qu’un Essénien était uni avec la Tradition et avec le royaume de la Lumière. Couper les cheveux, c’était courir le risque de perdre de la force ou de rompre le lien de Lumière qui alimentait le sacré dans l’âme et dans le corps. C’est pourquoi un Essénien était toujours concentré et vigilant lorsqu’on lui coupait les cheveux.

			Alors qu’il regardait leur visage, le jeune saint Jean sentait sa vie intérieure s’allumer et il avait la sensation d’entrer dans d’autres mondes. C’était sa façon à lui de se relier avec la vie divine qui voulait venir habiter en lui. Il n’était pas attiré par toutes les prières, les méditations, les cérémonies que pratiquait abondamment la fraternité. Il ne parvenait pas à connaître la vie spirituelle à travers les chants, les danses, les enseignements oraux. Tout cela n’éveillait pas un écho de Lumière en lui.

			Par contre, lorsqu’il contemplait le mystère des expressions de ces visages, il pouvait vivre la Lumière, la goûter, la connaître, s’en nourrir. Il disait que le Père pouvait se manifester puissamment et parler parce que les hommes sacrifiaient une partie d’eux-mêmes pour Lui. Très vite, l’offrande à Dieu lui apparut comme étant la voie royale d’une vie belle et pure.

			Pour les Esséniens de l’époque, se couper les cheveux n’était pas seulement un sacrifice, c’était aussi un honneur de transmettre au Père une partie de leur corps physique, pour que la Lumière et les pensées divines concrétisées dans leurs cheveux par leur travail puissent fortifier et féconder la présence du royaume du Père et de la Mère sur toute la terre et dans tous les êtres. Il s’agissait de participer à un tissage de Lumière pour la victoire de la volonté du Père sur la terre.

			En contemplant ces visages, saint Jean a vraiment été initié aux mystères de la vie intérieure. Il a découvert dans le visage de ces hommes et de ces femmes ce que pouvaient être la concentration, l’engagement vers un but magnifique, impersonnel, bénéfique. Il a contemplé tout ce qui peut vivre dans les hommes comme espoir, beauté, mais aussi comme peur, insatisfaction... et il a vu aussi l’épreuve et le chemin de la vie.

			Il a surtout compris que le visage de l’homme était une création du soleil et aussi son livre vivant. Ce visage se tournait vers le soleil d’un haut idéal, vers la Lumière d’une perfection à atteindre, et en cela, il était une fleur aux milles couleurs et parfums, mais il était aussi un masque posé sur un soleil intérieur qui se cache dans la profondeur de l’homme. Contempler ces visages, c’était percevoir la rencontre de ces deux soleils. Derrière les visages se cachait le vrai visage, le visage dans tous les visages, la face de Dieu.

			Pour rencontrer cette face, il ne fallait pas forcément être un grand savant ou chercher des choses extraordinaires, mais il fallait avant tout être véritablement soi-même, sincère et simple, respectueux, tout en gardant pur et vivant le lien qui relie le monde de la Lumière et le monde de l’homme*. Ainsi, l’homme peut rencontrer le soleil dans son visage. Le monde divin et le monde de l’homme peuvent s’unir à travers une flamme qui se trouve en l’homme. Alors l’union est parfaite et le vrai visage triomphe de tous les mensonges et les faux-semblants.

			Tout ce que l’homme fait dans sa vie en harmonie avec cette flamme éternelle s’inscrit sur le visage du Père, qui porte tous les visages. Par contre, tout ce qui est faux, motivé par le mensonge et la peur, constitue le masque funèbre. Lorsque l’homme meurt, le faux visage reste sur le cadavre, alors que le visage de Lumière retourne vers le Père. C’est ce visage qui ne meurt pas et qui vient à chaque incarnation pour constituer le visage parfait, celui qui contient et qui connaît tous les visages.





Le visage du Père


			Saint Jean s’était aperçu que lorsqu’un homme s’approche du vrai visage, il peut sentir une eau couler. Cette eau cristalline est la substance qui unit la flamme pure qui est dans l’homme avec la flamme éternelle qui vit dans le soleil, Dieu à Dieu.

			Le Maître avait pris conscience que contempler le visage du Père, c’était éprouver le besoin, l’envie de partager sa vie intérieure sans aucune crainte parce que l’eau d’un tel visage coule librement et sans aucun jugement. Ce visage est une musique dont les notes sont tous les visages de tous les mondes.

			Cette musique harmonise tout, en mettant chaque chose à sa place et en guérissant instantanément toutes les blessures. Elle ne peut pas être entendue par le corps physique, mais doit être perçue par les oreilles du cœur, de la candeur, de l’innocence, de l’émerveillement.

			Elle est cachée dans le son de l’eau qui coule de la source première des mondes pour rejoindre l’océan des âmes heureuses.

			Elle est cachée dans le vent qui souffle à travers les grands arbres que sont les grands Maîtres qui unissent le monde des hommes au royaume des Anges.

			Elle est cachée dans la sève qui fait fleurir la graine et l’habille des couleurs du monde.

			Elle est cachée dans le chant des oiseaux, dans le vol des papillons, dans le silence qui ouvre la porte d’un autre monde qui éclaire tous les mondes.

			Le visage de Dieu est partout, et l’eau vivante qui s’écoule de lui comme expression de son être est la musique qui emplit les mondes, les soutient et les conduit. C’est cette musique que saint Jean a entendue en contemplant le visage des Esséniens pendant les années de sa jeunesse. Elle s’est gravée en lui et elle lui a ouvert les portes du mystérieux savoir des Anges et des Fils de Dieu.





L’offrande du jour du repos


			Une fois que les Esséniens s’étaient coupé les cheveux, ils les gardaient avec eux en attendant le jour du repos, du sabbat. Ce jour était sacré et il était dédié à célébrer le Père et la Mère, les Anges, les vertus, les Divinités. Il était coutume de faire une offrande composée des fruits de la terre, du travail des hommes, de la parole du cœur ou justement des cheveux, des ongles, de la barbe.

			Dans tous les villages de la fraternité, il y avait un endroit consacré pour les offrandes et pour la communion avec les intelligences supérieures. C’était un endroit creusé dans la terre, au milieu duquel se trouvait un chaudron de feu consacré. Les Esséniens chantaient et priaient, appelant les Anges pour qu’ils protègent et fassent vivre leur communauté, leur tradition ; pour que leur façon de vivre, leurs règles, leurs disciplines soient préservées ; pour qu’ils restent en toutes les circonstances fidèles à leurs pensées, à leurs croyances…

			C’était très simple, très chaleureux, sans artifice. Cela venait du cœur. Chacun pouvait se lever et placer l’offrande dans le feu. C’était toujours l’idée de donner une partie de soi, de son travail, de sa vie pour que le Père et la Mère puissent venir habiter d’une façon de plus en plus grande dans la vie de l’homme.

			Pour les Esséniens, Dieu venait le septième jour comme un repos dans l’homme. Ce repos était une plénitude, une perfection ; il était la présence de Dieu dans l’homme. Le corps de l’homme était considéré comme un déséquilibre permanent, comme un non-repos perpétuel. Ainsi, le repos vivant, la plénitude devait venir habiter le non-repos, l’insatisfaction permanente.

			En offrant une partie du corps physique au Père par le feu consacré, les Esséniens imaginaient qu’Il venait habiter dans la partie qu’ils avaient offerte, que ce soit des ongles, des poils de barbe ou des cheveux. Par exemple, si un ongle était coupé et mis dans le feu, ils imaginaient que le Père venait au bout des ongles et les faisait repousser dans le corps divin. Toutes ces perceptions n’étaient pas superstitieuses ou puériles mais empreintes de beauté, de noblesse et d’un art de vivre d’une façon intense et riche.

			Pour eux, le corps n’était pas un non-repos seulement à cause de son activité incessante dans les ongles, les cheveux ou les organes, mais aussi de par tous les habitants qui vivaient en lui. Le corps était un village, et leur village était un corps vivant, aimant et pensant. Ce n’était pas que des croyances, c’était une science sacrée, une connaissance profonde qui inspirait leur façon de vivre au quotidien, leur économie, leur justice, leur médecine…

			Ils avaient découvert qu’un village ne devait pas être habité par une multitude de gens qui deviennent des étrangers les uns pour les autres car c’est la source du chaos, de la querelle, de la maladie*… Un seul habitant, le Père et la Mère, qui ne forment qu’un seul être, devait habiter le village à travers tous les habitants. Cet habitant constituait la famille, dans laquelle venaient les Anges de l’Amour, de la Sagesse, de la Pureté, de toutes les bénédictions.

			Chaque père était porteur du Père et chaque mère était porteuse de la Mère. Mais le Père était aussi porteur de la Mère et de la famille, comme la Mère portait le Père, la famille et donc tout le village en elle. Le village était porteur de tous les villages et donc de toutes les créatures du monde et des mondes.

			Cette vision et cette façon de vivre peuvent nous paraître vraiment étranges aujourd’hui, et pourtant elle était réelle et vivante chez les Esséniens, et ses implications étaient multiples. Par exemple, si un être était malheureux, tous les habitants du village portaient une partie du malheur en eux et donc chacun travaillait pour guérir cette partie afin que l’ensemble soulage le malheur de l’individu.

			C’était une solidarité d’âmes qui jouait également dans le côté positif. Certains êtres qui avaient des dons dans un domaine devenaient les porteurs de vertus pour la communauté entière. Plus un musicien devenait talentueux dans son art, plus il y avait de musiciens dans le village. Pareil pour la sagesse, l’amour, la bonté…

			D’une telle façon de vivre émergeait la conscience que le quotidien doit être une communion avec le Père et la Mère. Les Esséniens se considéraient comme les gardiens d’une mémoire magique, sacrée, divine. D’où l’importance des cheveux. Cette mémoire vivante était leur force, mais aussi leur raison de vivre.

			Le travail de la Nation Essénienne* constitue la résurrection de leur tradition, de leur être. »

			À l’équinoxe de printemps 2009, l’Archange Raphaël* transmit un psaume* qui parle des cheveux longs, qui permettent de développer des pensées conscientes et de se relier au Père.





Psaume 87 de l’Archange Raphaël


			Les trois symboles sacrés des Esséniens

			Si vous portez des vêtements blancs, c’est avant tout comme le symbole extérieur d’une réalité qui doit être vivante à l’intérieur. Vous devez être purs comme la neige, transparents comme l’air empli de lumière.

			Si vous marchez pieds nus, c’est pour que la Mère puisse vous parler et vous nourrir de son sein. Le contact du pied nu sur le sol permet de vivre dans une permanence avec la conscience de la Mère.

			Si vous portez les cheveux longs, c’est pour que vos pensées soient conscientes, vivantes dans votre tradition, reliées à la Lumière de l’Enseignement éternel. Dans vos pensées, vous devez être les gardiens de toutes les paroles du Père prononcées par les grands Maîtres, vos ancêtres. Tout comme vos cheveux sont vivants, les paroles de Dieu doivent elles aussi être vivantes dans vos pensées pures et impersonnelles.

			Les Esséniens se sont transmis ces symboles à travers les âges pour se relier en famille, en fraternité avec la Mère et le Père. Qu’ils deviennent à nouveau une réalité pour vous aujourd’hui.

			Les pieds sont le lien avec la Mère.

			Les cheveux sont le lien avec le Père.

			Le vêtement blanc est l’alliance fraternelle de celles et ceux qui aspirent à vivre ensemble pour honorer l’Enseignement de la Lumière.

			Soyez fidèles et vrais devant ces principes sacrés qui vous ont été transmis par vos ancêtres et votre tradition[2].


[2] - Évangile Essénien, tome 15, Prends ta vie en mains, paru aux Éditions Essénia.





Prends conscience de l’eau magique




			En février 2007, soit dans la période de l’Archange Gabriel, Olivier Manitara parla de ce lien de Lumière qui unit tous les êtres entre eux et avec le Divin. Ce lien pur, c’est le Layoesch, l’Océan de la vie primordiale qui baigne tous les mondes.

			« Les Esséniens souhaitent ouvrir dans l’homme un chemin de conscience et de sensibilité à ce qu’est l’eau, dans le monde physique et dans le monde magique, mais aussi dans le monde de l’âme, dans le monde divin.

			L’Archange Gabriel est non seulement le Père de l’eau dans tous les mondes, il est aussi celui qui a donné à l’homme la conscience de son âme, de sa sensibilité et l’ouverture vers les mondes supérieurs. Il est celui qui relie le corps à l’immensité, à l’éternité, à l’infini, celui qui nous donne la connaissance de l’âme. L’eau n’est pas uniquement le symbole de la vie, elle est la vie, le corps de la vie, la matérialisation du principe divin de l’âme.

			L’eau nous parle de l’âme et l’âme nous parle de l’eau, car elles ne sont qu’un seul et même être. Si tu veux parler à ton âme, approche-toi de l’eau comme d’un être vivant, intelligent, plus vaste que son corps. Tu verras alors que toi aussi tu es plus grand et plus vaste que ton corps physique.





L’eau physique, l’eau magique et l’eau de l’âme


			L’eau physique peut être cristallisée dans une pierre, elle peut imbiber la terre, s’élever à travers la sève des plantes. Elle est dans l’océan l’atmosphère des poissons, elle est aussi dans leur sang, tout comme elle se retrouve dans le sang des hommes et des animaux. Elle peut se transformer en glace et rester ainsi des milliards d’années. Elle peut devenir plus subtile et entrer dans un mouvement permanent tout autour de la terre, dans les hauteurs et les profondeurs. Elle vole dans le ciel à travers les nuages. Elle remplit l’atmosphère de la terre, l’air que nous respirons.

			L’eau est un mystère : elle entre dans tous les mondes, dans tous les espaces, dans toutes les dimensions. Elle est l’âme qui imprègne tout et connaît tous les langages : elle peut communiquer avec chaque organe* de la vie et se faire comprendre. L’eau peut être visible à nos sens et devenir tellement subtile qu’elle entre dans l’invisibilité.

			Au-dessus de cette eau physique existe une eau encore plus subtile, une eau magique qui baigne nos organes internes, qui porte notre volonté, nos sens, nos pensées, notre destinée et qui nourrit notre conscience. En elle, tout s’enregistre et entre dans un devenir sans cesse mouvant. Tous nos actes sont reliés par cette eau magique à des mondes en correspondance sympathique avec des univers, avec des destinées.

			Au-dessus de cette eau magique existe une troisième eau, qui est celle de l’âme. Cette eau de l’âme est une inspiration qui élève la conscience, la pensée, la sensibilité, la volonté et l’acte dans une sphère supérieure d’immortalité, de divinité. Lorsque cela se produit, le corps devient un instrument de l’âme. L’âme s’élargit dans une conscience du corps jusqu’à ce que l’homme s’éveille au fait que son âme ne vit pas simplement dans un corps mais aussi dans tous les corps, toutes les pensées, toutes les consciences, tous les actes, tous les animaux, les végétaux, les minéraux…





Le Layoesch


			Lorsque l’homme entre dans la conscience de cette âme plus grande que son corps, tout ce savoir devient une évidence pour lui, tout cela lui parle. L’âme forme un tout, car elle a la communication, le langage avec le Tout. Pourtant, l’âme est séparée du Tout, elle est unique dans son essence, et elle est reliée à travers une hiérarchie supérieure à la source première de l’esprit.

			Ces secrets ont été connus et approfondis dans les Écoles des Mystères* depuis la plus haute antiquité sous le symbole de la croix, qui représente l’homme. L’homme est une croix par sa forme lorsqu’il étend ses bras à l’horizontale. L’homme est la terre devenue consciente et qui est animée par l’âme du ciel.

			L’homme peut aussi être animé par l’âme du mal. Il fait alors triompher les ténèbres de l’inconscience et propage une vision matérielle, morte de la vie. Cette vision attire des intelligences qui aspirent à détruire l’âme, à la capturer et à l’asservir pour qu’elle ne vive que dans l’aspect horizontal de la croix et qu’elle oublie la verticalité. Cette verticalité est ce qui unit le corps à l’âme et l’âme à la source de l’esprit. C’est ce qui unit l’âme au langage universel et à l’échange entre tous les êtres dans l’âme-océan de Lumière.

			Si tu veux entrer en contact avec ton âme, approche-toi en conscience de l’eau du Père Gabriel et de son temple* sacré. Cette eau est pure et vivante, intelligente. Elle est celle du baptême essénien*, celle qui ouvre le chemin de ton âme et la fait vivre, celle qui lui parle et qui a le pouvoir de la dégager du corps et de son emprise. Elle est porteuse de la croix de Lumière qui unit les deux mondes dans l’échange d’amour.

			S’approcher de cette eau est un acte intime. Devant l’eau, pense à ton âme, à celle qui anime et fait vivre ton corps. Délivre-toi de l’illusion qui te fait croire que ton corps vit tout seul. C’est un mensonge : ton corps est vivant parce qu’il est animé par plusieurs mondes. Ton corps est vivant de ton âme et de l’âme du monde, qui est l’eau.

			Ne crois pas que lorsque tu parles, tu ne fais que parler, car alors tu oublies l’eau à l’intérieur de toi, cette eau qui inscrit toutes tes paroles et les relie à des mondes qui sont en affinité avec ce que tu vis, ce que tu penses et ce que tu fais. Ainsi, cette eau devient la matière première de ton futur corps, de tout ce qui viendra vers toi et vivra autour de toi.

			Médite sur le fait que l’eau forme des liens. Qu’est-ce qu’un cours d’eau, un ruisseau, une rivière ou un fleuve si ce n’est un lien de conscience, de communication, de vie ? C’est une racine qui unit et nourrit deux mondes, deux êtres, une multitude d’êtres, des univers ; c’est une veine dans un corps qui transporte le sang vers tous les organes ; c’est un système nerveux qui transmet des informations vitales.

			Nous appelons ce lien divin le Layoesch. C’est le lien de Lumière qui unit tous les êtres entre eux et tous les êtres avec Dieu, l’Être des êtres.





S’approcher du temple de Gabriel


			Dans l’Enseignement essénien, nous méditons profondément sur l’eau sous toutes ses formes. Si les hommes pensent qu’il y a une source pour chaque homme dans la nature et qu’ils sont indépendants, ils se tiennent dans le mensonge et ils mourront de soif. C’est ce qui arrive à l’heure actuelle.

			Lorsqu’un homme boit à la source, il peut lui aussi devenir une source pour l’autre, car il fait vivre et respirer son âme. Ce n’est pas en étant indépendant dans le mensonge, dans l’ignorance et dans l’erreur que l’homme trouvera la vie. C’est en allant boire à la source qu’il gagnera non seulement la vie de son corps mais aussi celle de son âme. Si son âme est vivante, il aura l’eau à l’intérieur de lui, et lui aussi pourra donner l’eau à l’autre.

			Le monde divin donne une source pour abreuver une multitude d’êtres. De la source naît le fleuve qui est le chemin vers l’océan. Cet océan est la conscience de la Nation Essénienne, le fleuve est l’Enseignement, et la source est le Maître qui incarne la lignée des Maîtres. C’est dans cette sagesse, dans cette vision qu’est cachée la Lumière qui fait vivre le monde divin sur la terre, avec les hommes et avec la nature vivante.

			Ce secret est dans l’eau et aussi dans ton âme. C’est le secret de ta vie ; l’eau te le murmurera si tu t’approches du temple de notre Père Gabriel d’une façon juste et pure[1]. Quand tu t’approches de l’eau de Gabriel pour parler à ton âme, tu dois chercher à savoir à quelle source tu es relié et quelle est la nature de l’eau qui anime tes pensées, tes sentiments, tes actes et tes paroles au quotidien. Tu dois apprendre à percevoir l’eau magique qui t’entoure et qui baigne ta vie en permanence.

			À travers tes pensées, cette eau peut devenir guérissante, avec toutes les molécules de pureté, de sagesse, de divinité qui entreront en toi pour te construire un nouveau corps à l’intérieur de ton corps. Elle peut aussi être une eau malade, emplie de fausse lumière, et introduire en toi des germes de souffrance, de dérèglement et d’imperfection.

			Si l’homme protège l’eau de son âme, son âme le protègera. Si l’homme n’a pas le discernement de ce qui est précieux, s’il pense qu’il peut faire n’importe quoi de sa vie et de la vie et que cela n’aura aucune conséquence, il perdra tout, car il aura mis toute sa confiance et son assurance dans le royaume de la mort. L’eau, qui est vivante et qui enregistre sa parole et ses actes, aura empoisonné son futur en le reliant à des mondes souterrains en décomposition.

			Ne laisse pas ta vie à l’abandon, ne laisse pas ta terre devenir stérile et aride. L’eau nous montre que les échanges sont vivants et agissants non seulement dans le monde matériel, mais aussi à travers l’eau magique qui existe autour de l’homme, de même qu’à travers les éthers et les univers.

			Si tu admets la présence de cette eau magique autour de toi et en toi, tu comprendras la réelle signification de l’homme dans le monde et beaucoup de tes questions trouveront des réponses. Tu deviendras conscient de ce que tu vis au quotidien et de ce qui ne devrait pas vivre autour de toi et en toi.

			Médite sur cette sagesse : il y a de l’eau en toi et il y a de l’eau tout autour de toi. Il y a l’eau magique en toi qui porte ta conscience, ta pensée, tes sens, ta volonté et l’intention de ton acte. Et il y a l’eau magique autour de toi qui détermine les échanges et la nature des échanges, les associations que tu conclus sans cesse avec un autre monde, avec des égrégores*, avec des forces qui détruisent la terre et l’humanité ou qui glorifient le monde divin, la beauté et la simplicité.

			Il y a enfin l’eau de ton âme éternelle en toi et l’eau de l’âme universelle autour de toi. Cette eau de l’âme universelle est le royaume de Dieu sur la terre, c’est la bénédiction de la Mère. La Mère-Terre veut que les hommes marchent sur elle en portant à l’intérieur d’eux une eau pure, l’eau de leur âme, et que celle-ci respire dans l’eau de l’âme universelle de la Mère du monde[2].

			Cette eau de l’âme te parle d’éternité, d’immortalité et d’un sens profond et caché de la vie. Elle te parle d’un autre corps dans ton corps et d’une évolution véritable. Elle te parle de deux chemins : un chemin du mal et un chemin du bien, un chemin de l’emprisonnement et un chemin de la libération.

			Tu es créateur suivant la nature de tes pensées, de tes paroles, de tes engagements. Tu génères sans cesse de l’eau autour de toi, et cela finit par agir sur ton entourage, mais aussi sur le monde entier et sur l’univers, par des associations, par des regroupements qui forment des forces et des alliances. Ton eau est animée soit par ton corps physique et donc par le monde de la mort, soit par ton âme éternelle et par le monde de la vie.

			La vie est faite d’échanges. À travers eux, c’est l’eau qui circule, comme un puissant lien de Lumière qui unit toutes les créatures entre elles et au mystère du Père éternel. Si ce lien se brise, les forces sombres prennent le pouvoir pour diriger toutes les relations et les échanges. L’homme placé sous leur emprise croira pouvoir être indépendant des autres et se suffire à lui-même. Il cherchera uniquement à avoir des relations mortes qui n’impliquent pas sa vie intérieure, dans lesquelles il n’a pas à faire d’effort ni à se remettre en question.

			Ainsi, le Divin n’aura plus de place dans son âme, dans l’eau magique et dans l’eau physique, et la maladie entrera dans ses relations. L’homme se sentira seul au monde, entouré d’un monde virtuel totalement faux et mort. Pour se protéger, il ira de plus en plus dans ce monde. Puis, il n’aura plus le choix : il lui faudra y vivre car il n’y aura plus d’eau à l’intérieur de lui. Il ne pourra plus communiquer avec les autres, ni avec la nature, ni avec lui-même, ni avec la terre, ni avec tout ce qui a un corps physique ou spirituel. Cela paraît incroyable aux hommes, mais c’est pourtant ce qui apparaît à l’horizon quand on regarde le monde actuel ; c’est sur ce chemin que nous voyons l’humanité s’engager.

			C’est pour essayer d’empêcher cela que les Esséniens ont dressé un temple et constitué une École pour l’Archange Gabriel, qu’ils célèbrent l’Alliance de Lumière* et enseignent la sagesse de l’eau vivante et divine. Ils cherchent à sauver la terre et l’humanité en mettant en place et en œuvre les outils qui permettent à l’homme de s’éveiller et d’entrer sur un chemin beau et sacré.

			Médite cette sagesse car en elle est caché un trésor de Lumière capable de nourrir ce qui en toi est vrai, pur et joyeux de toute éternité. Approche-toi de l’eau et éveille-toi dans tes propres relations. Éveille-toi dans tes échanges, comprends cette sagesse et fais-la grandir sur la terre. »

			En janvier 2004, l’Archange Gabriel avait transmis aux Esséniens un psaume qui éclaire bien cet enseignement sur l’eau des relations.




[1] - Il est possible de s’approcher du temple de l’Archange Gabriel, en se rendant dans un Village Essénien*, ou lors d’une célébration de la Ronde des Archanges*, alors qu’un temple lui est consacré. Pour des renseignements sur la Ronde des Archanges, pour connaître les dates des prochaines célébrations*, visiter le site www.Nation-Essenienne.org, sous l’onglet « La Ronde des Archanges »




[2] - À ce sujet, consulter le livre Dieu la Mère, paru aux Éditions Ultima et Cœur de Phénix.





Psaume 3 de l’Archange Gabriel


			Guérir les relations par la chaleur et l’échange

			Je suis venu ce midi pour commencer à effectuer le travail. Je me suis approché de la statuette que vous m’avez consacrée et j’ai senti qu’elle était froide, non pas par le matériau mais par la relation qu’il y a entre l’homme et l’homme, entre l’homme et le Divin.

			La relation, l’échange est une base fondamentale de la guérison de l’homme.

			Si la guérison n’est pas possible, l’homme ne pourra plus évoluer d’une façon saine et harmonieuse.

			La relation de l’homme à l’homme doit être une eau pure, non pas naïve mais vivante, emplie de sagesse et d’action positive.

			L’homme guérisseur doit créer un fluide positif qui circule entre les hommes. Ainsi la terre peut elle aussi être soignée.

			L’homme qui est méfiant, bloqué, passif dans sa relation avec l’autre engendre la maladie pour des générations et des générations. Des êtres robotiques, synthétiques s’installeront de plus en plus dans la vie de l’homme et prendront sa santé en main.

			Dans toutes ses relations, que ce soit avec lui-même, un autre ou le Divin, l’homme doit toujours être actif, vivant, conscient. Il ne doit pas être constamment méfiant, suspicieux, sur la défensive, cherchant dans les yeux de l’autre le jugement, la critique à son égard. Tout ceci est la première maladie de l’homme. Elle engendre des êtres pour qui les relations seront basées sur la non-communication.

			En toute simplicité, je voudrais sentir un corps chaud et vivant, une résonance et pas une froideur, cette froideur qui vit dans la relation de l’homme envers l’autre, et de l’homme envers le Divin[3].


[3] - Évangile Essénien, tome 2, Le secret des trois mondes, paru aux Éditons Esséniennes.





Guéris tes relations




			En décembre 2008, durant la célébration de Gabriel, l’Archange donna dans le temple un message qui parle de ces fils de lumière reliant tous les êtres, qu’il compare à une toile d’araignée.





Psaume 91 de l’Archange Gabriel


			L’existence est dirigée et animée par un lien vivant et intelligent que les anciens sages ont appelé le fleuve de la vie.

			Tous les êtres peuplant les différents mondes sont reliés entre eux par un véritable tissage composé de fins canaux subtils qui permettent à la vie de circuler et d’harmoniser l’inférieur avec le supérieur, le petit avec le grand.

			Plus l’homme est conscient qu’il se tient au milieu d’un vaste tissage qui est un puissant réseau de communication et d’échanges, plus il peut jouer son rôle d’intermédiaire éveillé entre les mondes et de conducteur des forces du minéral, du végétal et de l’animal jusqu’à la Divinité en passant par les Anges, les Archanges et les Dieux.

			Le corps et la vie de l’homme sont semblables à un tissage. L’homme est au centre d’une toile d’araignée dont chaque fil le relie à une région, à un organe, à une fonction bien précis de l’univers. Cette image de la toile d’araignée dont l’homme est le centre synthétise l’existence de l’homme et révèle sa mission, son rôle. Il est un corps vivant relié à un corps beaucoup plus grand avec lequel il doit entretenir des relations conscientes et harmonieuses. Chaque fil qui part de lui est une relation, un chemin qui s’ouvre vers l’immensité.

			L’homme doit être responsable de la nature des relations qu’il entretient avec l’univers vivant. Chacun de ses concepts, de ses pensées, de ses sens, de ses habitudes, comportements, attitudes, activités l’établit dans une harmonie ou fait de lui un agent de la maladie, du désordre, de la souffrance.

			La vertu essentielle de l’Essénien est la guérison, et la connaissance de cette toile tissée de canaux subtils en est la clé absolue. C’est par la connaissance de cette toile que l’Essénien peut rétablir l’harmonie en lui-même et dans tous les règnes* de la Création.

			Chaque monde est relié à un fil et chaque fil à une activité, à un organe, à une cellule du corps et de la vie de l’homme.

			C’est en s’unissant consciemment et en s’harmonisant avec les mondes supérieurs que l’homme peut réellement agir et guérir le monde de l’homme et les mondes inférieurs. Pour réaliser cette union avec les mondes supérieurs, il faut cultiver la conscience, l’attitude, le comportement de vie justes. C’est le secret de la Sagesse et de la discipline esséniennes.

			Chaque mouvement, parole, regard doit être étudié, rendu conscient et harmonisé avec l’Intelligence supérieure. Alors le véritable savoir peut illuminer l’Essénien, qui devient un thérapeute des mondes.

			Il y a des liens qui unissent l’homme avec lui-même, avec ses proches, avec les animaux, l’environnement, un chemin de destinée, les rôles importants de sa vie, des états d’âme, des atmosphères spirituelles, des hérédités karmiques, des convictions… Tant que l’homme ne s’éveille pas à l’importance de s’unir et de s’harmoniser avec le plus grand, avec l’universel, il reste prisonnier de tous ces liens limités et bien souvent confinés au monde des hommes.

			L’Essénien trouve le lien qui l’unit à l’éternité, à l’âme immortelle à travers la Tradition et c’est à partir de ce lien réactivé dans sa vie qu’il peut trouver la perfection et l’aboutissement de chaque direction, de chaque fil et les conduire dans la guérison.

			Dans son essence, la vie est universelle et ce sont les hommes limités qui l’ont confinée au monde de l’homme et de la mort.

			En redonnant à la vie sa véritable dimension, les Esséniens engendrent des courants d’intelligence, de paix, d’harmonie et de guérison qui peuvent toucher un grand nombre d’hommes et de mondes.

			L’illusion consiste à croire qu’il existe une multitude d’êtres séparés.

			La vérité, c’est prendre conscience que des fils de lumière unissent les êtres et les rassemblent pour le triomphe de l’Être unique ou pour le grand néant.

			Chaque cellule est reliée à l’organisme vivant, qui est lui-même une cellule dans un organisme plus grand. Voilà une vision saine et essénienne du monde. C’est une vision qui conduit à l’unification de tous les chemins vers l’unique Lumière. L’autre vision conduit à la maladie, à l’enfermement, à l’illusion et au néant.

			La vie est faite de relations qui ouvrent des chemins. Chaque chemin est un fil qui entre en contact avec plusieurs mondes pour la victoire de l’harmonie ou du désordre.

			Si l’homme ne guérit pas tous les chemins qui mènent vers toutes les directions de sa vie, il ne pourra jamais aller vers la grande idée de chaque direction.

			Si l’homme pense, parle et agit, c’est pour un jour rencontrer la Divinité qui lui a ouvert le chemin de la pensée, de la parole et de l’action. Il doit rétablir le lien afin que son activité soit conforme à son origine divine. Si la relation n’est pas claire, si le lien n’est pas vivant, l’homme est retranché et c’est le trouble, la maladie.

			L’homme vit avec une famille, des amis, mais s’il ne guérit pas les relations qu’il entretient avec eux, il ne pourra jamais rétablir le lien avec les mondes supérieurs et rencontrer la véritable Fraternité, qui est une Divinité, un visage du Père dans le monde de l’éternité.

			C’est cette Divinité de la Fraternité qui doit diriger, inspirer, conduire le monde des relations dans lequel l’homme vit au quotidien. Ce monde est complexe car il est lui-même tout un tissage qui unit ou éloigne les êtres suivant la nature de leurs relations et leur degré de conscience.

			Si l’homme sait mettre chaque chose à sa place, en harmonie avec le principe supérieur de la fraternité, il est réellement un Essénien, un grand thérapeute sur la terre, une bénédiction vivante et agissante.

			Celui qui sait voir son frère ou sa sœur à travers l’autre pose ses premiers pas dans le monde de la fraternité.

			Ce que je veux enseigner aux Esséniens, c’est qu’à travers tous les chemins l’homme doit penser et agir pour faire apparaître l’acte de guérison afin que rien de malade, de destructeur, de conflictuel, de sombre ne puisse aller de lui vers l’autre.

			Par l’étude de cette science essénienne, les hommes éveillés doivent être capables de prendre leur vie en mains et de tisser leur propre vêtement, leur corps de Lumière, afin d’unir leur vie et leur destinée au monde divin. Alors tous les chemins seront la joie, l’abondance, l’activité créatrice de paix, de guérison, d’harmonie pour les mondes qu’ils seront appelés à rencontrer et à côtoyer.

			Toute rencontre est un chemin, un fil de la vie dans le grand corps de l’univers, qui doit être guéri en étant conduit vers la Divinité originelle qui lui a donné naissance.

			Aucun fleuve ne peut être séparé de la Source première du monde et c’est l’eau de la Source qui unifiera les mondes dans la sagesse, l’amour et l’Être véritable de tous les êtres.

			L’Essénien doit être un guérisseur éveillé de son propre monde et du monde qui l’entoure afin de réunifier tous les courants avec les grands principes éternels et les vertus sacrées qui animent l’univers et l’humanité pour la victoire de l’Intelligence supérieure du Père[1].




[1] - Évangile Essénien, tome 14, paru aux Éditions Essénia.





La toile d’araignée


			Après avoir médité sur le message de l’Archange Gabriel, Olivier Manitara transmit un enseignement grandiose sur ce tissage de fils éthériques qui entoure l’homme.

			« Le Père Gabriel a comparé l’homme à une toile d’araignée avec des fils. Dans cette image, l’homme est au centre d’une croix, avec les quatre activités de sa vie autour de lui.

			La première activité, on peut l’appeler la religion, et son sceau est le Travail, le sceau de l’Archange Michaël. Dès qu’on pense « travail », on pense « argent », « économie », on pense à gagner notre vie, alors que le vrai travail de l’homme sur la terre n’est pas de travailler pour gagner de l’argent mais d’honorer le Père, de sanctifier son Nom, de se tenir dans la religion de la Lumière*, relié avec toutes les religions dans un lien pur. C’est le Layoesch, le lien de la Lumière, le courant de la vie.

			Le travail, c’est la religion, et la religion est tout : c’est manger, dormir, respirer, parler, regarder, créer, mettre des enfants au monde… Tout est religion parce que tout nous relie, et cette grande toile qui nous relie est la vie.

			La deuxième activité de l’homme est l’étude, le savoir. Le savoir est tout ce qui nous libère, tout ce qui nous éclaire et amène la Lumière dans notre vie. Cette activité concerne le monde de Raphaël et le sceau de la Santé. La santé est la communication parfaite entre deux mondes. Si tu ne vis que dans un seul monde, tu es emprisonné dans le monde de la mort.

			Pour être dans la vie, tu ne dois pas vivre uniquement dans le monde physique mais aussi dans les mondes subtils. Si tu penses que tu n’es qu’un corps, c’est fini pour toi, il n’y a plus de ciel au-dessus de ta tête, c’est-à-dire de hautes valeurs morales, de principes supérieurs. Si tu n’es plus relié au ciel, tu ne vois plus la Lumière. Ainsi, la santé est un discernement parfait des deux mondes, visible et invisible.

			La troisième activité est celle de la famille, pas uniquement notre petite famille mais la Grande Fraternité* de tous les êtres. C’est le sceau de la Famille de l’Archange Gabriel, qui concerne tous les échanges, la nature des relations, la nature des liens invisibles, la nature de l’eau dans laquelle on est : de l’eau boueuse, empoisonnée ou de l’eau pure, vivante, divine.

			La quatrième activité de l’homme est l’économie, la vie quotidienne ; c’est le sceau de l’Argent relié à l’Archange Ouriel. C’est l’art de se faire un corps car celui que nous avons est un corps de passage.

			Le vrai but de la vie est de te créer toi-même ton futur corps avec tous les éléments qui sont autour de toi. Soit tu le fais inconsciemment, en mangeant tout ce qu’on te donne pour t’en faire un corps d’esclave, de mort, de faiblesse, soit tu te crées consciemment un corps de Lumière par ces fils, c’est-à-dire par toutes tes relations.



			L’homme est au centre de cette toile d’araignée qui est formée des quatre Sceaux des quatre Archanges, ainsi que de douze fils : trois fils dans chacun des Sceaux. Ces douze fils sont douze forces, douze planètes, douze ouvertures vers les étoiles. C’est tout le cosmos qui passe par ces portes jusqu’à la terre[2].

			Ces douze fils sont reliés par des cercles, qui sont les mondes autour de l’homme : physique, aurique*, spirituel* et divin. Au niveau de chaque Sceau, tu dois gravir tous ces mondes pour arriver à la relation parfaite.

			Par exemple, ta relation avec ta famille doit être juste dans le monde physique, dans le monde aurique, dans le monde spirituel et en association avec un principe divin. Ta relation avec l’argent doit être juste dans le monde physique, mais aussi dans les mondes aurique, spirituel et divin. Tu vois alors ce qui est juste et ce qui ne l’est pas et tu te tiens dans la droiture.

			Pour que la relation soit parfaite avec un principe supérieur dans ta vie, tu dois la guérir. La guérison des relations passe par la guérison de la pensée. Que fais-tu avec ta pensée ? Avec quels mondes subtils tisses-tu des liens par son intermédiaire ? Comment penses-tu ? Qui pense en toi ? Quel est le monde qui est autour de toi ? Ce sont des questions que tu dois te poser pour guérir ta pensée[3]. Le secret de la thérapie universelle est de tout guérir, dans tous les mondes, et de te faire un corps parfait de la Lumière.

			Dans son Psaume 91, l’Archange mentionne que tes pensées, tes concepts, tes comportements, tes attitudes font de toi un agent de la maladie ou de l’harmonie universelle. Chacune de tes pensées est reliée avec un monde aurique, derrière lequel se trouvent des entités qui tirent les fils et se nourrissent de ta vie. Si tu nettoies tout jusqu’au principe divin qui a créé ce fil, cette pensée, le corps parfait de la Lumière se crée en toi. Tu deviens un être de guérison, dans toutes les directions.

			C’est la conscience de ces fils qui nous unissent à la Ronde des Archanges qui nous permet, à nous, Esséniens, de trouver enracinement, force et puissance. C’est vraiment une splendeur que cet art de construire le corps de la Lumière à l’intérieur en guérissant toutes les relations, dans tous les mondes, avec tous les liens et tous les échanges, dans la pureté et la maîtrise totale.

			Quand en toi ce fil est solidement tissé jusqu’au Divin, tu deviens stable. Tu remets chaque chose à sa place, tu sais dire oui et non, et plus rien de sombre n’a d’influence sur toi. Tu es pur et tu te nourris dans la pureté. C’est le chemin de la résurrection et de la vie. Et comme c’est toi-même qui l’as fait avec ta pensée, ta conscience, ton cœur, ta volonté, ta vie, c’est quelque chose que personne ne peut te prendre.




[2] - Pour des enseignements au sujet de ces douze planètes et des Quatre Sceaux, visionner la conférence Le zodiaque sombre ou divin (réf. 20100109), disponible à la Boutique Essénienne.




[3] - À ce sujet, lire le livre Guérir la pensée, paru aux Éditions Ultima.





L’homme, microcosme de la nature


			Par son Psaume 91, le Père Gabriel veut nous faire prendre conscience que nous sommes des êtres de relation, des êtres d’échanges. La vie est faite de liaisons, de fils, de communication ; tout est vivant. Il n’y a pas de séparation mais un lien entre tous les êtres. Couper ce lien, c’est aller vers le monde de la mort.

			Quand nous regardons un pommier, nous voyons un arbre. Quand nous y apercevons une pomme, nous voyons quelque chose qui se détache de lui et qui nous permet de le goûter. La pomme est comme la parole de l’arbre. Et l’homme est la pomme sur l’arbre de la nature : il est la parole de la nature. Quand nous regardons l’homme, nous voyons la nature sous un autre visage, nous la voyons dans une perfection. C’est là une approche vivante de la vie par la pensée. Si tu te concentres sur cette idée, tu comprendras bien des choses.

			L’homme et la nature ne sont pas séparés, il y a un lien entre eux, un tissage. La vie est un tissage, tandis que la mort est une séparation. On dit de quelqu’un qui est mort que le fil de sa vie est coupé. Tous les organes qui ensemble formaient son corps se désagrègent, c’est une rupture : le tissage se défait, tout se sépare et plus rien ne fonctionne.

			Parler de tissage, dire qu’il y a une toile tout autour de l’homme équivaut à dire que tout est vivant et que tout est en communication avec le Tout. La nature nous montre cette merveille d’unité par les différents règnes, d’abord par les pierres, qui sont la terre, mais aussi par l’eau, l’air et le feu, ces éléments* en apparence inanimés qui sont la base de la vie.

			Les pierres, c’est l’aspect dureté, stabilité, que l’on retrouve en l’homme dans toute sa structure osseuse, autour de laquelle des organes se sont mis en place, tenus par des fils. Dans le corps physique, tout est liaison, tout est communication ; c’est un tissage. Même les os en sont un : ils sont comme des fils durcis, avec des minéraux à l’intérieur. Tout autour, il y a une vie qui se développe, avec le système sanguin qui irrigue tous les organes du corps et qui s’apparente à la sève des plantes.

			Dans le système nerveux et le système hormonal, qui régulent les émotions et les états d’âme, nous retrouvons l’animal, qui représente les sentiments et les sens en l’homme. Ainsi, tout ce qui se trouve à l’extérieur dans la nature se retrouve aussi à l’intérieur du corps humain.

			Dans la nature, ces systèmes sont grands et séparés, mais ils sont unifiés pour apparaître dans l’homme. Alors que la plante porte le minéral et le végétal, que l’animal porte le minéral, le végétal et l’animal, l’homme porte en lui tous les systèmes : minéral, végétal, animal et humain. Il est une merveille sur la terre.

			L’homme est aussi basé sur des structures encore plus fines. Par l’acte de manger - pas uniquement de la nourriture physique, mais aussi des pensées, des idées, des impressions - nous mettons en action l’eau à l’intérieur de nous. Nous ne pouvons pas vivre sans cette nourriture qui vient de l’extérieur.

			Comme la nutrition, la respiration nous unit avec des mondes subtils. Nous ne respirons pas que de l’air, nous respirons aussi des pensées, des états d’âme, des ambiances. L’air peut être respirable, mais tu peux étouffer parce que l’ambiance est étouffante. Tu ne peux plus respirer, tu manques d’air parce qu’il n’y a pas d’harmonie ; le lien est coupé.





Couper les liens,


			devenir une cellule cancéreuse

			L’homme est une merveille, mais s’il coupe les liens, il ne peut plus avoir de communication avec des mondes supérieurs. Loin d’être un tissage, ce que nous faisons aujourd’hui avec le développement technologique est une coupure de liens, une rupture systématique de toute communication avec les minéraux, les végétaux, les animaux, entre les hommes et avec les structures autour d’eux : les structures de pensée, d’économie, de santé, de travail, qui sont des liens avec des mondes subtils.

			À partir du moment où l’homme a décidé de ne vivre que pour lui-même, cette idée est devenue une nourriture, une respiration, un état d’âme, un corps permettant à l’usurpateur* d’apparaître et de couper le fil qui reliait l’homme à l’univers. Ce fut alors la porte ouverte à la maladie, à la dégénérescence et à la possibilité de mourir. Car la mort n’est qu’une vision, un concept que l’on a accepté comme vrai et inévitable.

			En choisissant de ne vivre que pour lui-même, l’homme a rejeté les traditions, qui sont la matrice lui permettant de se faire un corps de Lumière. Il n’a plus conscience de baigner dans de l’eau. Il a perdu cette sensibilité au monde qui l’entoure et n’est plus conscient que d’un seul monde. Isolé, il devient comme une cellule cancéreuse.

			Qu’est-ce qu’une cellule cancéreuse ? C’est une cellule qui décide d’être indépendante et de vivre pour elle-même, en dehors du corps, en s’associant avec d’autres cellules pour créer un ordre indépendant. Le cancer n’est qu’une philosophie, celle de vivre uniquement pour soi en détruisant l’organisme qui nous porte et en ne le respectant plus. À la fin, tout meurt, car la finalité même de cette philosophie est la destruction. Malheureusement, les êtres qui sont dans ce cancer ne le voient pas. Ils n’ont plus aucun contact avec l’ensemble : ils ont coupé le fil.

			Si tu ne te construis pas un corps de subtilité, de sensibilité, tu te coupes des mondes subtils et délicats. Tu n’es qu’une graine et tu resteras une graine. Tu peux vivre des siècles comme une graine, mais tu ne connaîtras jamais d’autres mondes.

			Quand tu développes en toi des corps et des sens subtils, tu commences à voir l’eau magique. Tu sens alors qu’il y a autour de toi des états d’âme, des atmosphères. Puis tu perçois ce que l’on a appelé les chakras, les centres spirituels, qui sont des perceptions intelligibles à l’intérieur de toi, des intelligences qui font grandir la lumière.

			On doit manger dans le physique, sinon on ne peut pas vivre, mais on doit aussi savoir ce que l’on mange dans le subtil. On doit savoir comment se nourrir jusque dans les cinq sens, comment regarder et quoi regarder, comment écouter et quoi écouter… Tu dois te demander : Qu’y a-t-il derrière mes yeux, derrière mes oreilles, derrière les activités de ma vie ? Mon activité est-elle une offense dans les mondes supérieurs, donc une maladie ?

			Une offense est une maladie ; c’est une rupture qui va agir immédiatement sur toi. Si tu crois que tu peux faire ce que tu veux dans la vie, qu’il n’y a pas une intelligence supérieure et des lois, tu es une cellule cancéreuse. Pour redevenir une cellule saine, il suffit que tu prennes conscience que nous ne sommes pas des êtres séparés et que tu te redresses, que tu cultives cette science de l’attitude juste, du comportement juste, de la conscience juste dans toutes tes activités. Ce sont tes activités placées dans un ordre et dans une harmonie qui forment le tissage.

			Ce Psaume 91 de l’Archange Gabriel doit être longuement médité et transmis aux générations futures. Nous devons apprendre à tisser des liens avec tous les êtres, à communiquer avec toute la Création, avec nos frères les humains, bien sûr, mais aussi avec les arbres, les écureuils, les nuages, les pierres, avec notre Père le Ciel et notre Mère la Terre. »





Utilise ton pouvoir créateur




			Les Esséniens célèbrent l’Archange Gabriel chaque année à l’époque du solstice d’hiver. Dès novembre 2010, Olivier Manitara commença à s’approcher du Père de l’eau, en présentant une série de conférences sur les cheveux de Gabriel, qui sont un approfondissement de l’enseignement sur les fils de lumière qui unissent l’homme aux mondes subtils.

			« Quand nous regardons la nature, nous voyons en premier le côté physique, la forme : un arbre, un animal, un homme, une pierre, un nuage, une planète... C’est le côté « terre », l’aspect matériel. Cet aspect matériel ne peut exister sans le côté « eau », qui est ce qui apporte l’unité de la matière.

			Les religieux ont dit : « Dieu est un » et les scientifiques ont affirmé : « La matière est une. » Ils ne se comprennent pas ; pourtant, ils parlent de la même chose : de l’unité. La matière est une unité dans son aspect physique mais aussi dans son aspect plus subtil : l’eau. L’eau est de la matière, plus subtile que la terre. Et l’air est une matière encore plus subtile. Ensuite vient le feu, plus subtil encore. La totalité des mondes tient dans ces quatre éléments.





Une vision essénienne du monde


			Dans la vision essénienne, qui est partagée par beaucoup de traditions et de peuples, il y a des mondes invisibles derrière tout ce que l’on voit : derrière la terre, l’eau, l’air et le feu.

			Les Esséniens ont appelé le monde du feu « Michaël », le monde de l’air « Raphaël », le monde de l’eau « Gabriel » et le monde de la terre « Ouriel ». Ils affirment que derrière tout ce qui est physique et terrestre se trouve Ouriel et que tout ce qui est visible appartient à cette Divinité. Ils affirment que tout ce qui est liquide - nos yeux, nos larmes, notre sang… - appartient à cette Divinité qu’est Gabriel ; et que tout ce qui est aérien appartient à Raphaël : notre souffle est en réalité une manifestation de cette Divinité. Et ils affirment que tout ce qui est sacré et divin, tout ce qui est vrai, pur et noble, comme notre cœur, appartient à Michaël.

			Les Esséniens pensent de cette façon et c’est un entraînement d’aller vers ce chemin car il y a une multitude de façons de penser. Si tu veux diriger ta vie, tu dois apprendre à te concentrer pour penser d’une façon juste. Si tu ne sais pas que ta pensée est vivante, il te sera impossible de maîtriser ta vie car tu suivras n’importe quelle pensée qui viendra vers toi. Tu dois être capable de regarder avec discernement et d’être clair. Cela est très difficile parce que les hommes ont abandonné depuis longtemps ce chemin. Il faut réapprendre à se concentrer.

			Il y a une pensée qui nous amène vers la laideur et une pensée qui nous amène vers la beauté. La laideur, c’est croire que l’eau est morte, qu’elle n’est pas habitée par l’Archange Gabriel, c’est croire que la terre n’est que de la terre, qu’elle n’est pas rendue vivante par la présence de l’Archange Ouriel…

			Aujourd’hui, la majeure partie des humains pensent ainsi. Ils croient qu’il n’y a rien dans l’eau, si ce n’est que de la pollution. L’eau est polluée, c’est vrai, mais il ne sert à rien de tenter de la purifier par des moyens technologiques ; il faut enlever cette pollution d’abord à sa source : dans la pensée de l’homme et dans sa vision rétrécie du monde.





L’Archange Gabriel, l’eau de la vie


			L’Archange Gabriel guide l’humanité depuis l’aube des temps. Il est toujours et partout présent, il est le fondement de toute civilisation. On le retrouve sous divers noms dans la civilisation de Sumer, en Inde, en Égypte… C’est lui qui a dicté le Coran à Mahomet* ; qui a annoncé à Marie* la naissance de Jésus, et on le retrouve comme un grand Archange dans la tradition des Juifs. Ces trois religions qui se détestent - l’Islam, le Christianisme et le Judaïsme - ont en réalité la même source d’inspiration et le même guide : Gabriel.

			Jadis, tous les fleuves étaient sacrés, parce que les anciens savaient que l’eau est beaucoup plus que cette eau physique que l’on boit et avec laquelle on se lave ; ils avaient conscience qu’elle est la vie.

			L’eau qui transmet la vie, c’est le sperme, l’eau qui coule de génération en génération. C’est toujours la même eau qui coule à travers la descendance et qui porte la semence de la vie. Et derrière cette eau, il y a une Divinité : le grand Gabriel, l’Archange qui a donné le sceau de la Famille.

			Est-ce possible de rencontrer cet Archange ? Oui, dans certaines conditions. Au cours de l’histoire de l’humanité, certains êtres l’ont rencontré, et ce fut une expérience terrible. Quand Marie reçoit la visite de Gabriel, les premiers mots de l’Archange sont : « Sois sans crainte », parce qu’elle est terrifiée. C’est en effet terrifiant de rencontrer un monde supérieur.

			Quand tu t’approches d’un monde divin, tu ne peux qu’être pris de vertige devant la grandeur, parce que tu te rends compte que tu n’es pas grand-chose, que tu es tout petit. C’est quand tu te compares à une fourmi que tu te sens un géant. Quand tu te compares à une Divinité, à la splendeur, à l’immensité, tu ne peux que te sentir humble.

			L’Archange Gabriel a demandé aux Esséniens : « Que la guerre dans l’eau des relations ne soit plus[1] », qu’il n’y ait plus de guerre dans l’eau des relations entre l’homme et les arbres, entre l’homme et les animaux, entre l’homme et les pierres, qu’il n’y ait plus de guerre entre les hommes, que ce soit la pureté, la légèreté, la beauté, comme l’eau qui coule et qui s’offre à tous pour qu’il y ait la vie, la prospérité, le bonheur.

			L’Archange a aussi demandé : « Que tous les hommes deviennent une mère pour l’autre. » C’est d’une grande beauté. Il n’a pas dit « un père », il a dit « une mère », parce que c’est le côté enveloppant, protecteur, le côté de prendre soin, qui est typiquement maternel.

			Prendre soin est un principe fondamental de la vie. À la base, « Essénien » veut dire « celui qui prend soin », « thérapeute ». Soigner, c’est prendre soin, c’est s’occuper de l’autre, en tenir compte. Si tu t’occupes des autres, si tu es comme cette rose qui fait le don de soi, qui embellit la terre en offrant son parfum, sa couleur, sa forme, sa sagesse au monde entier, alors tu vas vers le monde divin.

			L’Archange Gabriel a demandé que sa vision soit connue des hommes, et il a ajouté que pour lui, le plus important dans l’homme était les cheveux d’eau. Ces cheveux subtils sont à l’image de nos cheveux physiques lorsqu’ils entrent dans l’eau et qu’ils s’ouvrent, cherchant leur chemin vers un monde supérieur…

			Gabriel a dit qu’il voulait que l’homme commence à réfléchir sur ces cheveux, c’est-à-dire sur les relations qu’il entretient avec les mondes. Pour mieux comprendre cet enseignement sur les cheveux subtils, il nous faut tout d’abord étudier les différents mondes qui entourent l’homme.




[1] - L’Archange Gabriel a transmis ce souhait aux Esséniens : « Que dans la Nation Essénienne tous les hommes deviennent des mères pour l’autre. Que tous les hommes aillent vers l’autre comme une mère va vers son enfant. La guerre est dans l’eau des relations. Que les hommes deviennent des mères dans tous les sens du terme. Je suis l’amour qui est omniprésent, qui aide, dégage, soulage des épreuves inutiles. Je suis là pour laver ce qui est sale et conduire vers l’épanouissement ce qui est divin. »





Les mondes autour de l’homme


			On retrouve en premier le monde de la terre, le monde des formes, tout ce que l’on voit. Autour de la terre, il y a l’eau : elle entre à l’intérieur, elle ressort, elle respire. De la même manière que nous, les hommes, nous respirons de l’air, la terre respire de l’eau. Tout autour de l’eau, il y a l’air, et autour de l’air se trouve le monde du feu.

			Ces quatre éléments sont le Verbe originel qui a créé le monde : « Au commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu. » (Jean 1:1) Ce Verbe, c’est le Nom de Dieu* que les Hébreux ont appelé IOD HÉ VAU HÉ, le grand Nom Iahvé, Jéhovah. Les Hindous l’appellent AOUM, et les anciens Égyptiens l’appelaient AMON. C’est le Nom des quatre lettres qui constituent l’entièreté du monde créé : AMIN.



			Dans cette Création, il y a plusieurs mondes. Tout d’abord le monde du Père, ce qui ne peut pas être connu. Ensuite vient ce monde constitué de quatre manifestations : les Dieux, les Archanges, les Anges et les hommes. Les Dieux sont des êtres qui touchent le feu, les Archanges touchent l’air, les Anges sont liés à l’eau, et les hommes, à la terre.

			En dessous de l’homme se trouvent l’animal, la plante, la pierre, et ce qui est caché derrière la pierre : la Mère. De tout temps, les hommes ont écrit sur les pierres, ils les ont gravées, ils en ont formé des statues parce qu’ils voulaient faire apparaître la forme parfaite de la Mère, de la Divinité.

			C’est l’homme qui est le point central, le pivot de la Création. Nous sommes réellement les responsables de l’Alliance des mondes, le lien, la relation entre tous les règnes. Si l’homme est avec les Anges, les Archanges, les Dieux et le Père, alors les animaux, les plantes, les pierres et la Mère sont dans la Lumière. Par contre, s’il pactise avec des intelligences déchues, il devient mauvais et emprisonne les règnes inférieurs[2] dans les ténèbres.

			L’homme est entouré d’eau et il s’imprègne de ce qui y vit. Cette eau est le domaine des Anges et doit être emplie du monde angélique, tout comme l’air doit être empli d’Archanges et que dans le monde du feu doivent vivre les Dieux.

			Le malheur est qu’aujourd’hui il n’y a pas d’Anges dans l’eau des hommes, il n’y a pas d’Archanges dans l’air, il n’y a pas de Dieux dans le feu. Ces êtres divins ont été remplacés par des égrégores, des génies* et des esprits*. Tout en toi - ton cœur, ton sang, tes yeux - est empli d’esprits, qui animent ta vie intérieure. Derrière ces esprits, il y a les génies, qui sont l’atmosphère respiratoire qui t’entoure et anime tes actes. Et derrière ceux-ci, on retrouve les égrégores, des entités collectives formées des pensées, sentiments et aspirations de l’humanité.

			Les Anges, les Archanges et les Dieux existent au-dessus de tous ces mondes subtils ; ils se sont éloignés des hommes[3].




[2] - « Inférieurs » ne veut pas dire qu’ils sont de moindre importance ou de moindre valeur, mais simplement qu’ils se trouvent sous l’homme dans la hiérarchie des sept règnes de la Création.




[3] - Pour des enseignements complémentaires à ce sujet, lire le livre Regard sur l’invisible, paru aux Éditions Essénia.





L’homme, un outil des mondes supérieurs


			Les hommes sont la Création des Dieux, le point final de leur œuvre, une œuvre parfaite. Nous sommes un aboutissement, une fin, mais en même temps un commencement. Nous sommes la fin des Dieux et le commencement de l’homme.



			En tant que création des Dieux, nous sommes un instrument, un organe. Un organe est un monde qui vit dans et pour un monde plus grand. C’est une harmonie, une organisation. L’œil est un organe qui permet de voir, l’oreille est un organe qui permet d’entendre. L’homme est un organe qui permet aux Dieux, c’est-à-dire à un monde supérieur, de se manifester sur la terre dans un outil parfait.

			L’homme est un outil qui doit être activé par un monde divin pour engendrer des œuvres de la Lumière, pour libérer les mondes qui sont emprisonnés dans la pierre, dans la plante, dans l’animal, pour conduire tous ces êtres vers un monde supérieur.

			Au sujet du pouvoir créateur de l’homme, l’Archange Gabriel a dit : « En vérité, vous avez le pouvoir, le don de changer le cours des choses, la destinée des mondes et des êtres. Vous pouvez écrire le futur, transformer un monde en y apportant un visage qui reflète un monde supérieur. Pour cela, vous devez être unis dans la vérité à ce monde et utiliser votre pouvoir créateur pour écrire le monde et la vie, pour enfanter une autre destinée[4].»

			Cette vision de l’homme en tant que créateur est très importante. On nous impose une vision fausse qui nous fait perdre le sens de la vie et de notre place dans l’univers. On ne sait plus à quoi sert l’homme.

			L’homme sert à amener sur la terre un monde supérieur, à amener la bonté, la sagesse, la miséricorde, l’amour... L’amour est un organe, comme l’œil. Tu peux blesser ton œil, et il ne fonctionne plus. Tu peux aussi blesser l’amour et faire en sorte qu’il ne fonctionne plus. L’amour est un organe qui permet à un monde supérieur de se manifester, tout comme la haine est un organe qui permet à un certain monde de se manifester.

			Le corps de l’homme, ce sont toutes les pierres, les montagnes, les forêts, les fleuves, les animaux, ce sont tous les hommes, la terre tout entière ; tout cela est en nous. Nous ne sommes pas séparés les uns des autres. Si tu fais du mal à un seul homme, tu fais du mal à tous les hommes. L’autre ne doit pas être un étranger ; s’il l’est, nous sommes malades, nous sommes séparés de la réalité.

			Les hommes pensent qu’ils peuvent faire tout ce qu’ils veulent aux animaux, les torturer, les bafouer. Ceux qui agissent ainsi seront eux-mêmes torturés et bafoués, car « celui qui frappe par l’épée périra par l’épée », c’est-à-dire que tu récolteras ce que tu as semé.

			Si tu as semé la tristesse, la peur, la maladie, l’angoisse chez l’animal, chez la pierre, chez la plante, tu récolteras l’organe que tu as mis au monde. Car derrière un organe, il y a des mondes et des mondes : des esprits, des génies, des égrégores. Il y a des relations, des interdépendances ; il y a toute une science des forces et des influences qui touchent les mondes. Nous ne sommes pas dans un monde séparé et mort, nous sommes dans un monde vivant et empli d’eau où tout ce que nous faisons a des conséquences.

			Il y a tout un monde à l’intérieur de l’homme, une terre, et tout un monde au-dessus de lui, un ciel, et le corps est un instrument. Si c’est l’esprit de la bêtise, le génie de la bêtise, l’égrégore de la bêtise qui vivent tout autour de toi, tu seras empli d’une eau de bêtise que tu capteras par tes cheveux et que tu amèneras par tes actes dans tout ce que tu accompliras.

			Tu es un organe d’un corps beaucoup plus grand que tu ne connais pas, comme une fourmi qui marche sur un homme sans savoir qu’il y a sous ses pattes un géant qu’elle ne voit pas. Il y a autour de nous des géants que nous ne voyons pas, et ce sont eux qui gouvernent le monde.

			Au départ, l’homme devait être un outil des Dieux pour amener vers le haut les animaux, les végétaux et les minéraux, pour toucher la Mère et créer des organes sains : la sagesse, l’amour, le respect, et pas des organes malsains comme la haine, la bêtise, le mensonge, qui amènent une grande confusion dans l’eau.

			Cette confusion, l’homme la capte avec ses cheveux dans l’eau de Gabriel. Il capte des atmosphères et des croyances auxquelles il s’empresse d’adhérer pour correspondre à une norme imposée par la société dans un but qu’il ne connaît pas. Pourquoi est-ce devenu ainsi ? Que s’est-il passé ?

			Les Dieux ont fait leur œuvre : l’homme est une perfection. Mais certains dieux déchus ont voulu s’emparer de cette merveille et garder l’homme pour eux. Ils ont décidé de se séparer du Dieu des Dieux et de devenir le dieu de l’homme, de prendre cet instrument merveilleux pour leurs œuvres à eux et d’exister en dehors de Dieu.

			L’homme a été attrapé par ces dieux déchus pour mettre au monde leurs enfants. C’est ainsi qu’ils ont enfanté des égrégores, c’est-à-dire des géants, des êtres incommensurablement plus grands que nos petites personnes. Par exemple, le Christianisme, le communisme sont de grandes maisons que l’on ne voit pas. On n’a qu’à regarder les films sur l’Allemagne nazie où des millions de gens sont en train d’adorer Adolf Hitler. Ces gens sont réellement dans une maison, dans un égrégore, ils sont dans une fourmilière mais ils ne le voient pas. Quelles sont leurs pensées ? Dans quelle eau baignent-ils ? Quels sont cet air et ce feu qui les entourent ? Quels sont ces dieux qui inspirent Adolf Hitler pour que des millions de personnes s’inclinent devant lui ? Ce sont des égrégores créés par ces dieux qui se sont séparés du Père.

			Ces dieux ont aussi mis au monde des génies, c’est-à-dire des éthers de mémoire, et ils y ont mis des esprits. Ils se sont emparés du grand AMIN, des éléments du Nom de Dieu, le Nom de quatre lettres, la puissance créatrice. Et ils ont asservi les mondes, c’est-à-dire les minéraux, les végétaux, les animaux, les hommes, la Mère.

			Même l’homme, quand il s’est vu dans le miroir de l’eau, a reconnu sa splendeur et s’est dit : « Je ne travaillerai ni pour les dieux ni pour les égrégores, je travaillerai pour moi. » Ce qu’il appelait « moi » n’était pas son âme mais son corps mortel. Il avait perdu la vision des mondes supérieurs.

			L’homme a été emprisonné par les égrégores, les génies, les esprits et par les dieux qui se sont détournés du Dieu de la Lumière. Le travail de tout homme qui veut réellement marcher vers la Lumière consiste maintenant à aller vers le haut.


[4] - Extrait du Psaume 162 de l’Archange Gabriel, Évangile Essénien, tome 22, Garder sa mémoire après la mort, Le chemin de l’immortalité, paru aux Éditions Essénia.. »





Deviens une baguette entre les mains des Dieux




			Le Maître essénien poursuivit son enseignement en expliquant que pour aller vers la Lumière, l’homme doit traverser l’eau qui l’entoure, ainsi que le monde de l’air. Ce passage se fait par la maîtrise des pensées. Si tes pensées arrivent à traverser les mondes de l’eau et de l’air et à atteindre le monde du feu, tu deviens le bâton des Mages*, la baguette entre les mains des Dieux.

			« Par tes pensées, tes sentiments, tes désirs, tu baignes dans le monde de l’eau, le monde des esprits. Quand tu commences à t’éveiller, que tu comprends que ta pensée est vivante, celle-ci s’active et s’élève, comme un long cheveu, jusqu’à toucher la frontière entre le monde de l’eau et celui de l’air, le monde des génies. Ton cheveu se pose alors sur l’eau comme une fleur de nénuphar. Si tu peux ainsi te poser sur l’eau, c’est que tu commences à maîtriser tes pensées. Beaucoup de choses commencent à apparaître, ton eau se clarifie.

			Ne t’es-tu jamais senti comme dans une eau trouble ? Quand on dit de quelqu’un qu’il est un salaud, cela veut vraiment dire que son eau est sale. Il y a des gens qui véhiculent une eau sale, alors que d’autres ont une eau très claire. Tout cela dépend des pensées, des sentiments, des états d’âme.

			 Quand tu sors de cette eau, que tu passes du monde de l’eau à celui de l’air, tu peux avoir des réponses à tes questions ; des mondes subtils commencent à te parler de l’intérieur. Tu te mets à comprendre des choses, à saisir des pensées élevées que tu parviens à ramener jusque dans ton corps. Tu peux avoir une pensée qui éclaire tes sentiments, ta volonté et tes actes.

			Tant que tu ne t’es pas éveillé dans ce monde de l’air, tu ne peux pas avoir réellement de réponses à tes questions de l’intérieur ; tu vas toujours les chercher à l’extérieur.

			C’est dans ce monde de l’air que les inventeurs vont puiser leurs idées. Ils cherchent intensément, ils se concentrent, puis ils se détendent. C’est alors qu’ils sont inspirés par des esprits qu’ils ont appelés par leurs recherches. Au bout d’un moment, il se forme comme une spirale et ils entrent dans le monde de l’air, où des génies entrent en contact avec eux. On parle alors d’un « trait de génie». Ce savoir, cette intelligence qu’ils ont captés auprès des génies, ils les ramènent aux hommes.

			Lorsqu’une pensée s’élève et qu’elle entre dans l’air, le cheveu commence à boucler et il se replie sur lui-même, parce qu’en règle générale la pensée des hommes s’arrête dans ce monde. Ils ont une révélation, une compréhension, une inspiration, le plus souvent la nuit, et quand ils reviennent dans leur corps physique, cela leur parle. Ils ont accès à des mémoires, et s’ils les conduisent jusque dans les pieds, ils leur donnent un corps ; cela apparaît et vit dans la réalité terrestre.

			Malheureusement, la majeure partie des hommes qui pénètrent le monde de l’air et captent de hautes pensées ramènent aussitôt ces pensées vers le corps, et tout est donné pour le monde de la mort. Dans l’air, ils ont accès à un savoir intérieur, mais ce savoir est encore dilué. Pour accéder à un savoir plus grand, il faut s’élever plus haut.

			La perfection est de traverser les mondes de l’eau et de l’air, sans se replier sur soi-même, sans chercher à capter quelque chose, et d’atteindre le monde du feu. Pour cela, il ne faut pas avoir d’attentes, d’idées préconçues, car ces mondes répondent infailliblement à nos attentes. L’idée est d’être impersonnel et neutre, tellement pur que le cheveu atteint la grande pensée, celle du feu.

			Les hommes n’arrivent pas à passer dans ce monde du feu parce qu’il faut être vierge, complètement détaché. Il faut que tu sois posé, que plus rien ne puisse t’atteindre. Tu dois être dans le discernement, savoir séparer les mondes. Et il faut que ton eau et ton air soient totalement nettoyés.

			Quand le cheveu touche le monde du feu, ta pensée devient comme une baguette. Tu comprends alors que tu es un bâton, la baguette des Mages, c’est-à-dire la connexion avec un monde supérieur. L’homme est la baguette entre les mains des dieux : des dieux du mal ou des Dieux du Bien. C’est la finalité de la remontée vers la Lumière ou vers les ténèbres.

			Si tu arrives à entrer dans le monde du feu, tu sais réellement ce que sont le Bien et le mal. Quand tu as élevé ta pensée vers ce royaume de Michaël, tu es dans l’intuition sacrée, dans la Gnose*, le savoir direct qui ne s’apprend pas. Tu es dans l’éveil de toutes les relations, de tous les liens.

			La majeure partie des hommes sont pour ainsi dire inconscients de leurs pensées. Celles-ci restent dans cette sphère de l’eau ; elles ne traversent jamais l’eau et l’air pour parvenir au monde du feu. Ils sont dans une eau où rien n’est éveillé. Ils ne voient pas qu’il y a une correspondance entre leur vie intérieure - leurs pensées, sentiments, désirs - et la vie extérieure.

			Par contre, si l’homme éveille sa pensée dans des mondes de plus en plus grands jusqu’à atteindre un monde supérieur, il entre dans l’impersonnalité et l’immortalité. Il dispose alors d’un lien qu’il doit faire descendre jusque dans le corps physique, jusque dans ses actes pour se créer un corps. Ce savoir est une clé qui te permet d’entrer dans le monde de la pensée.





Se créer de nouveaux organes


			Les cheveux sont les fils qui font de l’homme une marionnette ou qui lui permettent de reconquérir son territoire. Soit il devient un être créateur, conscient à travers toutes les sphères de son être et dans tous les mondes, un serviteur du Dieu unique et des Dieux de la hiérarchie divine*, soit il demeure une marionnette au service des égrégores qui les ont remplacés.

			Pour t’approcher de Gabriel, la première chose que tu dois faire est de nettoyer ton être de tous ces égrégores sombres qui ont envahi ta vie, à travers tes pensées. Tu dois te constituer un corps pour pouvoir traverser ces mondes subtils sans te faire attraper par eux, car ils sont là tout autour, et ils veulent te prendre.

			Les hommes ont mis toutes leurs facultés mentales et spirituelles, toutes leurs forces au service de ces égrégores. Si l’on regarde la technologie et le monde moderne avec d’autres yeux, on constate que tout existe uniquement pour glorifier l’homme. C’est l’homme qui se regarde dans un miroir : « Ah, je suis beau, je suis merveilleux ! » C’est comme cette fable grecque de Narcisse qui se regardait dans l’eau et qui, se trouvant tellement beau, tomba amoureux de son image et se noya en voulant s’en rapprocher. Quand on commence à regarder ce que l’on ne doit pas regarder, on va vers le mal, comme nous l’a si bien enseigné Gabriel[1].

			« Il faut être des humanistes, il faut avoir la bonté », disent les hommes de bonne volonté. Mais savent-ils réellement ce qui se cache derrière l’humanisme ? S’ils observaient l’eau derrière l’organe des humanistes, ils seraient surpris de ce qu’ils y verraient ; ils seraient désillusionnés.

			Si tu n’observes pas l’eau, tu n’auras pas le savoir, tu ne verras pas les relations, les forces, les égrégores ; tu ne verras pas tout ce monde derrière les apparences. Pour aller vers la Lumière, il faut de nouveau cultiver ces cheveux et cette eau. Il faut commencer à se créer des organes de pensée, des organes de perception qui nous permettent de regarder le monde d’une autre façon.

			En te créant d’autres organes, tu amènes une autre qualité d’eau, une autre qualité d’air. Et si tu arrives jusqu’au feu, alors ça y est : tu deviens un instrument conscient, clair. Il faut viser à être éveillé, à savoir ce que l’on fait dans la vie, pourquoi on le fait, et à être associé avec des forces de Lumière.

			Si tu penses que tu regardes avec tes propres yeux, tu es dans une grande illusion. Ce n’est pas toi qui regardes, ce sont des mondes qui regardent à travers toi. Tout ce que tu vois autour de toi, les arbres, l’eau, le soleil, le ciel, les nuages ont été volés par les égrégores. Tant que tu ne le verras pas, tu ne pourras pas t’arracher de ces mondes. Le jour où tu le verras, tu pourras enfin choisir avec quel monde tu veux vivre.

			Tu ne peux pas créer un monde, l’homme n’est pas assez puissant pour cela. L’homme n’est qu’un instrument, un outil qui peut être activé par des mondes, supérieurs ou inférieurs, déchus ou glorieux. Il n’y a rien d’autre à faire que de choisir le monde avec lequel tu veux vivre.

			Dans l’un des ses messages aux Esséniens, l’Archange Gabriel explique clairement cette fonction d’instrument qu’a l’homme et comment il doit devenir conscient de ses pensées, qui nourrissent des êtres, qui créent des liens avec des mondes,